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Fund management : des raisons d’espérer

L’univers des fonds d’investissement se remet en mouvement. Le pire semble passé, alors que les marchés retrouvent des couleurs.
Outre-manche, les gestionnaires de fonds d’investissements viennent de passer en revue leur budget et se retrouvent à nouveau en mesure de faire des dépenses, témoigne Alex Hindoian, consultant senior au sein du cabinet de recrutement spécialisé Investit People dans un communiqué publié le 3 novembre. Des projets sont en train d’être validés et nous constatons que les groupes cherchent à embaucher des personnes en CDI plutôt que pour des contrats de trois mois , comme c’était devenu quasiment la règle depuis septembre 2008 et ce jusqu’à cet été. La demande se situerait surtout au niveau du middle-office, en particulier la mesure de la performance, le client reporting et servicing, et le risque opérationnel.

De son côté, Financial News (abonnement) a enregistré de nombreux mouvements dans le secteur à partir de Juillet. Fin septembre, l’hebdomadaire financier confirme la tendance en mentionnant qu’une quarantaine de portfolio managers avaient changé d’employeurs en un mois et demi.

Un dynamisme porté notamment par le retour des hedge funds. C’est de la folie. Nos ressources ne peuvent répondre à la demande , confiait David Butler de Kinetic Partners, un consultant de la City expert du secteur de la gestion alternative, au journal Le Monde. Sa société a participé à la création de 35 firmes londoniennes de ce type depuis le début de l’année.

Paris, terre d’accueil de nombreux fonds suisses et britanniques

Si Paris ne connaît pas l’agitation londonienne, l’espoir reste de mise alors que la France est perçue par nombre de sociétés de gestion étrangères, comme un pied-à-terre de choix. C’est le cas des sociétés suisses à l’instar d’Unigestion, qui ayant fais suffisamment les frais de l’ostracisme croissant à l’égard de l’industrie des fonds d’investissements suisse a choisi de se développer sur Paris (Bloomberg). La société suisse a ouvert un bureau à Paris. Et elle ne devrait ne pas être la seule.

Rappelons aussi que Permira, leader britannique du private Equity, a décidé de renforcer son bureau à Paris. Notre décision part du double constat que c’est le bon moment d’investir et que les entreprises françaises ont globalement moins souffert , explique Benoît Vauchy, nouveau directeur du bureau parisien à L’Agefi.

Historiquement, les sociétés de gestion filiales de groupes étrangers représentent autour de 20% des SGP présentes en France, et un peu plus de 15% des actifs gérés. En nombre d’entités, les sociétés filiales de groupes financiers suisses sont les plus nombreuses devant celles du Royaume-Uni.

Depuis 2006, une cinquantaine de sociétés de gestion ont été créées chaque année. En baisse en 2009, et malgré la crise, ce chiffre reste relativement élevé, commente Thomas Valli, statisticien chargé d’études économiques à l’Association Française de la Gestion (AFG). On note parallèlement une accélération des demandes d’autorisation de commercialisation de fonds de droit étranger déposés à l’AMF ces deux dernières années .

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