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LIVE CHAT: Zoom sur l’IT finance

Vous avez manqué le CHAT du 12 mars intitulé Zoom sur l’IT finance ? Voilà une retranscription complète pour vous rattraper !

Modérateur : Bonjour à toutes et à tous, nous avons le plaisir d’accueillir Antoine Darcet, cofondateur et président de Nexeo cabinet de consultants spécialisé en informatique financière (IT Consulting for Finance) et Alexandre Bonin, directeur associé du cabinet Alternative Search.

Invités : Bonjour à tous ! Nous sommes ravis de participer à ce chat sur le thème de l’IT finance.

Diawara : Qu’est-ce que l’informatique financière ? Et à quoi sert-elle ?

Invités : C’est l’informatique pour la finance des marchés. On entend par finance de marchés, banque d’investissement et de financement, asset management, et intermédiaire financier. Sont exclues la banque de détail et la finance d’entreprise.

Quentin : Le secteur de l’IT finance est-il toujours dynamique ou, lui aussi, est-il profondément touché par la crise ?

Invités : Il est profondément touché par la crise. Entre octobre 2007 et aujourd’hui, le nombre d’appels d’offres a été divisé par quatre.

Lilian : Bonjour. Quels pays d’Europe recrutent ?

Invités : En France, ça recrute encore un petit peu. À notre connaissance, le Luxembourg c’est fini pour l’instant. Londres est plutôt en train de débaucher. En Italie et en Espagne, les demandes sont très faibles.

Nene : Qu’entendez-vous par c’est fini pour le Luxembourg ?

Invités : Le Luxembourg était très dynamique jusque fin 2007. Depuis début 2008, l’activité est très faible. Aujourd’hui, nous n’avons plus aucun appel d’offres. Il se pourrait que ce soit l’un des lieux qui redémarreront le plus tôt.

Le Minh Thao : Est-ce que l’IT finance recrute des jeunes diplômés actuellement ?

Invités : Oui, le secteur recrute des jeunes diplômés mais c’est essentiellement sur des missions d’études et développement, avec pas obligatoirement une composante financière. Aujourd’hui, les demandes que l’on voit, c’est beaucoup de C# et toujours du Java, avec une bonne maîtrise de l’UML.

Élisa : Ingénieur bac + 5 maths, une année d’expérience : est-ce un profil qui peut intéresser en ce moment ?

Invités : Tout dépend de l’entreprise, et surtout de la mission que vous avez effectuée pendant cette année d’expérience.

Benjamin : Je suis en école d’ingénieurs et également en master 2 économies des marchés et des organisations . Je cherche un stage de fin d’études. Seriez-vous intéressé par mon profil ?

Antoine Darcet : Oui, plusieurs de nos clients recherchent des stagiaires, donc nous sommes intéressés.

Alexandre Bonin : De par notre positionnement, les demandes sont sur des profils plus expérimentés, 3 à 7 ans d’expérience.

Denis Baluti : Calyon, Natixis, Citigroup pour n’en citer que quelques-uns licencient leurs informaticiens. N’est-ce pas dangereux de changer d’emploi en ce moment ? Quel est votre avis d’expert ?

Invités : Rencontrer des sociétés, rester en veille active, être à l’écoute du marché, ce n’est pas dangereux. En revanche, changer de structure mérite une bonne réflexion. Il faut bien réfléchir sur l’entreprise qui va vous accueillir (SSII, cabinets conseil, éditeurs, banques…) et sur ses capacités à pourvoir des missions à moyen terme.

Franklin : Bonjour. Peut-on considérer les quants comme faisant partie de l’IT finance ? Pensez-vous que d’ici deux ans, l’embauche en risk management sera revenue ?

Invités : Oui, chez les éditeurs, il y a des postes. Dans les banques, il y a des postes en direct. En revanche, il y a peu de consulting dans ce domaine-là.

Ellx : Peut-on trouver des postes en province ?

Invités : Chez les éditeurs, oui, dans les pôles de R&D, comme par exemple Fermat ou Mysis. Il y a également les caisses régionales du Crédit Agricole qui ont des centres importants en province.

Martin : Faut-il plutôt ne pas opter pour les SSII en ce moment ?

Invités : Pour accéder au marché, ils sont des acteurs incontournables. C’est un tremplin pour accéder aux banques. Cela dépend aussi de la SSII. Il faut regarder son secteur d’activité, son positionnement, ses clients et sa façon de gérer ses consultants.

Martin : Quelles sont les différences entre les SSII ?

Invités : Il y a les généralistes et les spécialistes. Chez les généralistes, il y a des divisions Finance, mais le consultant n’est pas garanti de rester dans cette division. Concernant les spécialistes, certaines sont adossées ou partenaires d’un éditeur, et c’est un gage d’expertise. Il faut regarder le bon équilibre entre le pôle fonctionnel (MOA) et le pôle informatique (MOE).

Hélène M. : En quoi consiste chez vous le travail d’un consultant MOA intégrateur ?

Invités : Analyse des besoins, rédaction du cahier des charges, spécifications fonctionnelles, paramétrage, recette et formation des utilisateurs. Parfois, il y a aussi de la conduite du changement, ce qui est très intéressant.

Olivier.T : Quelle est la différence entre la mission régie et la mission expertise ?

Invités : D’une façon générale, la mission d’expertise est plus courte que la mission régie. Un expert intervient pour résoudre un problème très précis. Une mission de régie consiste plutôt à participer à un projet dans sa globalité.

Jérome78 : Pouvez-vous nous parler du process de recrutement chez Nexeo ?

Antoine Darcet : En premier lieu, interviennent les ressources humaines, car nous mettons l’accent avant tout sur les compétences humaines du candidat. Ensuite, il y a un rendez-vous avec un représentant de l’équipe commerciale. Au final, la décision est prise collégialement à l’issue d’un entretien avec un des deux dirigeants.

Olivier.T : Comment se passe l’intégration des nouveaux collaborateurs chez Alternative Search ?

Alexandre Bonin : Une précision, nous sommes un cabinet de recrutement spécialisé sur les problématiques organisationnelles, métiers et IT, banque / finance. Le processus de recrutement passe par un entretien de recrutement téléphonique approfondi afin de recueillir un maximum d’informations sur votre projet, vos attentes, vos contraintes. Par la suite, nous vous rencontrons au cabinet pour échanger sur des opportunités que nous aurons identifiées en amont. Par la suite, nous vous accompagnons tout au long du processus et jusqu’à la fin de votre période d’essai. Ensuite, on prend de vos nouvelles deux fois par an.

Nene : Qu’en est-il d’un secteur comme le décisionnel ? Saturé ? Recrute-t-il toujours autant ?

Invités : Non, il ne recrute pas comme avant. Il y a eu un effet de mode. Malgré tout, les directions générales des entreprises demandent des outils de pilotage et de décision pour mieux gérer cette période de crise. Des besoins sont actuellement en train d’émerger. L’assurance sera probablement très demandeuse de décisionnel dès que la crise sera passée.

Lucas Sferi : La double compétence est-elle encore très recherchée, compétence métier et compétence technique ? Est-ce rare sur le marché ou pas du tout ?

Invités : Elle est évidemment toujours très recherchée, c’est-à-dire une double compétence soit bâtie au long des années, soit avec un double cursus ingénieur + master. Ce sont des profils rares qui restent recherchés. Les expérimentés sont recrutés en priorité et en direct par les banques.

Sandrine Sylvain : Quel est le niveau typique de rémunération pour un jeune diplômé ?

Invités : Les postes proposés à 36 k€ il y a un an sont aujourd’hui proposés à 32 k€.

Gib: Le Certificat de Compétence en Finance de marché du CNAM est-il un compromis aux divers masters Finance ?

Invités : Si vous n’avez pas la possibilité de suivre les deux ans de formation du master, alors oui c’est une alternative crédible.

Valerie : Quelles qualités pensez-vous qu’il faille avoir pour devenir consultant en informatique financière ?

Invités : Pour être consultant, il faut déjà faire preuve de qualités humaines, de facilité de contact pour être capable de s’intégrer dans différents univers et environnements. Il faut être capable, pour un ingénieur, d’aller au-delà du champ de vision de son écran. Pour ce qui est spécifique à la finance, un profil support salles de marché ne sera évidemment pas le même qu’un consultant back-office. Dans le premier cas, il faut une résistance au stress, de la réactivité ; dans le second cas, c’est une capacité à travailler en profondeur sur des projets de grande ampleur.

Marc : Les salaires des professionnels expérimentés ont-ils résisté à la crise ?

Invités : Non, les salaires n’augmentent plus, voire sont en baisse. Si vous changez d’entreprise, vous aurez un salaire au moins équivalent, mais n’attendez pas de hausse.

Martin : Et les prévisions pour 2010 ?

Gibert : Quand pensez-vous que le marché va repartir à la hausse dans IT finance ?

Invités : La finance sera le premier secteur à repartir. Reste à savoir quand…

Nene : Considérez-vous les consultants qualité (ITIL, CMMi, CISA) comme des profils rares ? Ce secteur recrute-t-il ?

Invités : Ces profils ne sont pas recherchés aujourd’hui dans les SSII. Seuls les éditeurs ont une politique de qualité qui nécessite d’avoir des ingénieurs qualité à plein temps.

Romain : Que pensez-vous de l’aura de SAP ? En déclin ou juste en pause ?

Invités : Il a été leader au cours des 15 dernières années. Son concurrent Oracle Application prend de plus en plus d’essor. Par rapport au monde de l’IT finance, ils n’arrivent toujours pas à rentrer leurs produits, et leur structure n’est pas adaptée.

Hristova : Quelles sont les perspectives d’emploi pour les professionnels de la conduite du changement ?

Invités : On peut prévoir qu’ils auront du travail dans les mois à venir, compte tenu des fusions annoncées actuellement. Au début des projets de réorganisation, juste après la phase d’audit, puis en fin de cycle, en phase de formation et de conduite du changement.

G. Trainer : Quels sont les langages informatiques qu’il faut absolument maîtriser ?

Invités : Java et C#. Dans une moindre mesure C++. Pour les consultants fonctionnels, ils doivent maîtriser les langages SQL et VBA.

Gege : C’est quoi au juste la communauté ERP francophone ?

Alexandre Bonin : C’est le rassemblement et l’agrégation de compétences (SSII, cabinets conseil, éditeurs, entreprises utilisatrices) à l’intérieur du réseau social Viadeo. C’est pour nous le challenge de faire parler tous ces acteurs entre eux et directement, sans intermédiaire. Il s’agit de mutualiser les compétences, les informations et de rester à jour sur, par exemple, une montée de version de SAP.

Stéphane : Comment convaincre un recruteur pour se reconvertir vers l’IT finance après 15 ans en informatique embarquée et un master spécialisé en développement d’entreprises ?

Invités : Compte tenu de votre séniorité, de vos prétentions salariales, un moyen d’être positionné sur ce type de mission serait d’être en freelance (portage salarial ou indépendant). Sur les compétences à mettre en avant, je pense que vous pouvez insister sur l’expertise en informatique industrielle (qualité / solidité), et la maîtrise de projets complexes. Tout cela peut convaincre des recruteurs.

Martin : Comment procéder pour changer de poste (évolution vers la MOA) vis-à-vis de la situation économique ?

Invités : Il faut développer des compétences en finance (soit sur son projet, soit par de l’autoformation, soit par le CNAM). Il faut ensuite accepter une transition douce. Par exemple, accepter de faire du paramétrage et recettage pendant quelques mois.

Zack : Est-ce que vous proposez des formations pour les jeunes diplômés ?

Antoine Darcet : Pour les jeunes diplômés en informatique, nous leur faisons tous suivre un cursus de 16 h : Finance des marchés . On favorise les inscriptions personnelles, notamment au CNAM.

Gib : Recrutez-vous des ingénieurs sans aucune compétence en finance ?

Alexandre Bonin : Oui, il existe encore des missions d’études et développement sans prérequis en finance. Notamment chez les intermédiaires financiers (les brokers, les dépositaires et les clearers).

Sebastien : Où peut-on voir les offres d’emplois disponibles ?

Invités : Sur les job boards, notamment www.efinancialcareers.fr (rubriques IT / Systèmes d’information et Consulting). Sur LinkedIn et Viadeo également. Et sur le site des SSII et cabinets de recrutement. N’hésitez pas à faire des candidatures spontanées en précisant bien votre projet.

Modérateur : Merci beaucoup. Le mot de la fin ?

Invités : Merci à tous pour vos questions. Il faut rester optimiste, il y a beaucoup de travail à faire dans l’informatique financière au sens large !

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