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Banques : le prix de la rentrée la plus morose revient aux employés de …

…Bank of America, qui ne supprimerait plus 10.000 mais 30.000 emplois, à moins que l’on ne désigne la banque la plus chahutée en bourse, auquel cas Société Générale arrive en grand premier.

BAML, championne des suppressions d’emplois

L’été n’a pas été des plus paisibles pour les bancaires. La rentrée s’annonce tout aussi maussade, en particulier pour les employés de Bank of America, avec la nouvelle de suppressions d’emploi revus très largement à la hausse.

La nouvelle est tombée vendredi dans le Charlotte Observer : le groupe bancaire, premier employeur du secteur aux Etats-Unis avec 287.000 salariés à la fin de 2010, pourrait supprimer jusqu’à 30.000 emplois sur plusieurs années, soit 10% de ses effectifs, et non 10.000 comme anticipé plus tôt.

Reuters explique que la première phase concernera les départements consommation, prêts et les RH, puis au dernier trimestre de cette année et premier trimestre 2012, le viseur se tournera vers les activités de marchés de capitaux, la gestion de fortune et la banque commerciale. En réalité, la banque d’investissement, dont les activités héritées de Merrill Lynch, est déjà visée par des licenciements en cours ce trimestre.

La barre des 100.000 suppressions d’emplois dans l’industrie financière atteinte

Les banques du Vieux continent ne sont pas en reste. Fin août, le compteur des dégraissages par les banques européennes dépassait la barre des 72.000, selon La Tribune.

À ce rythme, on devrait bientôt arriver à 100.000 suppressions de postes dans l’ensemble de l’industrie financière, pronostiquait Stéphane Rambosson, associé gérant du cabinet de chasseur de têtes Veni Partners, dans Le Figaro du 25 août. Nous y voilà.

Les banques françaises assurent qu’elles ne comptent pas couper dans leurs effectifs, mais pour combien de temps?

Société Générale, valeur bancaire européenne la plus bousculée en bouse

L’évolution des capitalisations des principales banques européennes sur les deux derniers mois d’été montre que les établissements français ont été parmi les plus affectés: 3 d’entre eux (SG, CA, et BNPP) sont parmi les 5 banques du continent à avoir perdu le plus en bourse, Société Générale en tête avec une chute de 40% de sa valeur.

Source : Les Echos

Les perspectives ne s’annoncent pas très réjouissantes : après un vendredi dernier noir pour les banques, ce lundi s’annonce tout aussi sombre pour le secteur. Les valeurs bancaires françaises, en particulier SG qui est l’objet de poursuite aux Etats-Unis dans l’affaire des subprimes depuis vendredi dernier, sont de nouveau attaquées.

S’ils ne s’inquiètent pas encore nécessairement pour leurs emplois, les employés des banques françaises ont des soucis à se faire notamment pour leur bonus désormais largement détenus sous forme d’actions…

Une nouvelle crise bancaire : les françaises en première ligne

Parallèlement, la méfiance interbancaire croît et le scénario d’une nouvelle crise bancaire ressurgit. Cette fois-ci, les banques françaises ont plus à perdre qu’en 2008.

Les banquiers ne se font plus confiance parce que leurs comptes sont truffés d’actifs toxiques, relève Ivan Van de Cloot, du think tank Itinera, interrogé par le journal Trends. Pas des subprimes comme en 2008 mais des obligations d’Etat à haut risque cette fois. En 2008, le marché ne savait pas où se trouvait le risque mais aujourd’hui, grâce aux stress tests, on connaît clairement les banques qui sont les plus menacées. C’est pourquoi je ne parlerais pas d’une méfiance générale mais d’une méfiance spécifique à l’égard de certaines banques zombies.

commentaires (1)

Comments
  1. On devrait revoir la déontologie bancaire s’il en existe une! dans le context actuel ( la crise et l’union des Euros”) auquel les banques se s’y sont pas préparées.

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