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Boom des M&A en France, emmené par BNP Paribas, et des recrutements toujours en cours…

110 milliards d’euros. C’est le montant total des transactions de fusions acquisitions conclues au premier semestre en France, soit plus de deux fois plus que la même période l’an passé (à 45 milliards d’euros, contre 44 en 2009 et 72 en 2008).

Ce boom profite en premier lieu à BNP Paribas, qui maintient sa place de leader dans le classement exclusif de L’Agefi Hebdo des banquiers-conseils en M&A actifs sur le marché français pour cette première moitié d’année, publié ce matin.

Dans son dernier rapport d’activité, publié au premier trimestre, BNP précisait vouloir en 2011 en Europe renforcer la capacité de relation stratégique avec les grands clients pour les fusions-acquisitions et les émissions de titres. Aujourd’hui, la banque chercherait à recruter à un niveau VP, où il y a des séniorités manquantes, selon un chasseur de tête sous couvert d’anonymat.

Avec Goldman Sachs et Morgan Stanley, respectivement à la deuxième et troisième marche du podium, le trio de tête reste inchangé. En revanche, SG CIB fait un bond dans le classement en passant de la 7ème à la 3ème place. Aussi, la politique active de recrutement menée par le deuxième groupe bancaire français depuis l’arrivée de Thierry d’Argent, anciennement chez JP Morgan (qui, elle, chute de la 4ème place à la 6ème place), paye ses fruits.

Reconnue Conseil M&A de l’année pour la France par le magazine Acquisitions Monthly en décembre 2010, SG CIB avait alors doublé la taille de son équipe M&A en dix-huit mois et comptait vingt cinq nouveaux banquiers conseil. Si le gros des recrutements est réalisé, la banque serait encore en train de finaliser des embauches , selon un chasseur.

Enfin, deux grandes absentes de ce Top 10 – Lazard et CA CIB – recruteraient elles aussi, pour compenser notamment des départs. Rappelons ainsi que, parmi d’autres, Andrea Bozzi, en charge de l’activité fusions et acquisitions chez CA CIB, a quitté le mois dernier le groupe français pour Credit Suisse.

Pour Etienne Maillard, fondateur et gérant du cabinet de chasse THEMIS Executive, le premier semestre a été certes très bon en terme de deals M&A avec le retour des opérations de grande taille, mais les établissements restent prudents pour le second semestre, principalement du fait de la crise grecque voire portugaise et de leurs effets sur mes marchés. En conséquence, les recrutements en banque d’investissement sont limités. On embauche surtout pour combler les départs récents ou ceux plus anciens qui n’avaient pas été remplacés, témoigne-t-il.

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