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Les banques françaises moins présentes à l’international en 2009

Longtemps, on a cru que les banques françaises seraient moins touchées que les autres par la crise. BNP Paribas s’est même payé le luxe d’être la première banque française élue Banque mondiale de l’année 2008 par le magazine britannique The Banker. Une récompense à laquelle n’est pas étranger le rachat des activités de service aux fonds spéculatifs de Bank of America.

La crise perdurant, la banque de la rue d’Antin, qui emploie 15 000 personnes aux États-Unis et 10 000 en Asie, devra-t-elle réviser ses ambitions à l’international ? D’ores et déjà, 50 employés de sa division BFI en Asie ont été licenciés (Bloomberg.com).
D’autres banques hexagonales ont déjà tranché, comme Natixis qui s’apprête à fermer ses activités dérivés actions aux États-Unis ainsi que ses activités marchés de capitaux en Asie (Bloomberg.com), ainsi que Calyon qui a fermé ses activités de crédit structuré à Hong Kong, siège régional du groupe en Asie.

La banque de détail préservée

Si dans la BFI, l’heure est à la réduction de l’exposition internationale, on peut anticiper un mouvement similaire pour la gestion privée avec le scandale Madoff qui a sérieusement affecté Natixis et BNP Paribas (Le Monde.fr).

En revanche, l’activité banque de détail à l’international semble pour l’instant préservée et c’est tant mieux au regard du poids qu’elle pèse. À la Société Générale, elle représente 39 000 collaborateurs répartis dans 2 795 agences implantées dans 37 pays. Et même si le ralentissement économique aux États-Unis doit conduire à des volumes plus faibles, des marges moins élevées et des risques plus importants, la logique d’un maintien aux États-Unis dans cette activité est intacte, notamment chez BNP Paribas (Agence AOF). Mieux encore : la banque devrait même embaucher entre 30 000 et 40 000 personnes dans son pôle International Retail Services d’ici à 2010 (L’Agefi.fr).

Reste à savoir si pour 2009, les banques françaises devront continuer de s’implanter à l’étranger à travers des filiales et succursales par le biais d’acquisitions, ou au contraire privilégier des accords de coopération…

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