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Journal de bord d’un stagiaire en banque d’investissement (épisode 2)

Victor*, stagiaire en coverage au sein d’une banque d’investissement à Paris jusqu’à la fin de l’année, a accepté de vous livrer régulièrement ses impressions de stage.

Cash is king

La saison des résultats est là. Il m’est demandé de suivre au plus près les chiffres semestriels de nos clients. J’ai donc la joie et le grand honneur de passer 75 % de mes journées branché à des conférences call. Complexé par votre anglais ? Je vous conseille d’écouter certains grands patrons français, ça met vraiment à l’aise. Ce petit jeu est un très bon moyen de connaître rapidement l’activité des entreprises que mon équipe suit. Les questions des analystes me font parfois rigoler, la pouvez-vous nous donner un peu plus de couleur sur les Q3 et Q4 ? revient comme une ritournelle. Enfin l’essentiel est là, les modèles vont pouvoir tourner ! Tout cela me permet de réviser mes cours d’analyse financière. Je dois rédiger une note de synthèse en reprenant les points importants et déceler (s’il y a lieu) une quelconque dégradation significative de la situation financière. En point d’orgue, la génération de cash, car en ces temps incertains, cela rend le banquier plus serein.

En pleine pétole

Août est là, mer (très) calme, le navire s’est sérieusement vidé. Zéro rendez-vous, la plupart de nos clients sont eux aussi à la plage. La pause déjeuner s’allonge, je n’avais jamais pique-niqué en costume cravate. Et les 35 heures hebdomadaires se profilent à l’horizon. Les plus expérimentés en profitent pour nous conter mille et une anecdotes plus ou moins croustillantes (je vais finir par croire que la banque c’était mieux avant). Ceux qui partent en vacances me briefent sur les dossiers qui peuvent pointer leur nez. Je sens comme une envie d’oublier son chargeur de Blackberry au bureau.

But more to come

Mis à part les résultats semestriels, mes quelques devoirs de vacances consistent à préparer les revues annuelles de la rentrée ou à chercher des informations pour les fameux KYC (Know Your Customer pour les impies). 50 % intéressants, 50 % barbants.
Je jette également un ceil aux résultats des banques, en espérant que de bons chiffres les encourageront à recruter le junior que je suis. Finalement peut-être est-il déjà temps de se réinventer ? Je m’imagine monter une banque dans un pays en stan (type Kirghizistan, pas besoin de beaucoup de fonds propres) ou en agriculteur (le bon sens paysan se transmet-il génétiquement ?). De toute façon, j’ai une solution de repli, chaque vendredi je postule afin d’être le prochain représentant sur terre du grand dieu Loto. En attendant le verdict, à la prochaine…

PS : mon conseil musical, R.E.M It’s the end of the world as we know it, à méditer (enfin pas pour les chanceux travaillant chez GS).

* Le nom a été changé.

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