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Quand les étudiants des écoles de commerce se font traiter de… cons !

Le site Atlantico a récemment publié des extraits d’un livre intitulé Les nouveaux cons et dans lequel son auteur, Étienne Liebig, s’attaque notamment aux élèves en école de commerce. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce dernier n’y va pas avec le dos de la cuillère. Petits florilèges :

Ces petits cons sont absolument persuadés qu’ils passent d’année en année grâce à leur valeur et au travail fourni alors qu’en fait, ils récoltent les fruits de leurs paiements. Je paye donc j’obtiens le diplôme. Diplôme qui dépend de l’école elle-même et attire une soi-disant reconnaissance nationale, comme l’indiquent chaque année des dizaines de canards à la mords-moi-le-nceud sous le titre Le classement des meilleures écoles de commerce . C’est un jeu national où chacun fait semblant de croire que le diplôme délivre une quelconque compétence dans le domaine du commerce.

[…]

Ils vivent la vie des commerciaux de grosses boîtes, boivent comme eux, se sapent comme eux, baisent comme eux et lisent le Financial comme eux, mais pour rien. Juste pour le fun. Une sorte de foi du charbonnier : Fais semblant d’y croire et bientôt tu y seras. Quelle blague, car sortis de ce rêve, ils se retrouvent à faire du quasi porte-à-porte ou du démarchage téléphonique pour gagner un Smic et se faire insulter par un petit adjudant sous-titré qui n’a fait aucune école de commerce, mais connaît la loi des chiffres et du rendement maximum avant délocalisation. Dix ans après la fin de leurs études, ils portent encore le même costume et les mêmes pompes et sont trop déconnectés de toutes les réalités économiques pour pouvoir décrocher un éventuel boulot à la hauteur de leur putain de diplôme qu’ils ont encadré et accroché au mur au-dessus de la photo de leur stage en Inde, quand ils croyaient tenir le monde entre leurs mains.

Des réactions contrastées

Inutile de préciser que les extraits de ce livre ont suscité de nombreuses réactions de la part des principaux intéressés. Certains y voient un ramassis de clichés éculés depuis des années tandis que d’autres parlent de caricature malheureusement tout à fait réaliste , citant pêle-mêle des prix exorbitants faisant une sélection obligatoire par l’argent et non par les qualités, une formation tout juste moyenne, des élèves dans un microcosme totalement coupé de la réalité, sans parler de sexe et d’alcool ! Je suis diplômé d’école de commerce (peu importe, elles sont pareilles). Je suis adjoint sales en commodities à SGCIB et je gagne 60 k€ + la même chose en bonus. Voilà j’ai payé mon école, j’y ai rien appris et c’était cuite et partouze quotidiennement , peut-on lire dans un commentaire sur Atlantico.

Les propos de M. Liebig révèlent une connaissance très parcellaire des écoles de commerce. Sa généralisation à l’extrême, en avançant que le mérite n’existe pas et que les débouchés à la sortie sont inexistants, relèvent d’un travail peu rigoureux , nous a confié Robin Rivaton, étudiant en droit des affaires et de la régulation à Sciences Po et en finance à l’ESCP Europe et président du Club Finance Paris qui rassemble plus de plus de 2 000 étudiants et jeunes diplômés issus de 12 grandes écoles autour de la finance.

En effet, un simple coup d’ceil aux statistiques montre que les concours d’accès aux écoles de commerce restent très sélectifs – pour mémoire il s’est accru à HEC passant de 13,3 % en 2004 à 8,3 % en 2011 – et que les écoles de commerce restent le meilleur vecteur d’insertion professionnelle avec un taux net d’emploi de 84 % en 2011. En tout état de cause, il occulte des débats plus profonds concernant ces établissements face à la concurrence mondiale, tel que je l’avançais dans mon article Les élites françaises se shootent aux classements paru sur Atlantico , précise Robin Rivaton.

commentaires (2)

Comments
  1. tout a fait d’accord…..les mecs decoles de commerce se prennent trop la tete..alors que franchem,ent ils foutent rien pendant trois annees……….ils font que des stages ou ils font des photocopies…..les business school au USA et UK sont bcp plus rigoureuses vraiment rien a avoir

  2. Encore un guignol… Le pauvre, il a surement raté son BAC et est resté dégoûté…

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