☰ Menu eFinancialCareers

Les professionnels se veulent rassurants sur l’avenir de la BFI

Les banquiers ne veulent pas tomber dans la sinistrose. Après tout, les marchés financiers ont réussi à survivre à la faillite de Lehman Brothers , a rappelé Charles de Croisset, International Adviser chez Goldman Sachs, lors d’une conférence intitulée L’avenir de la finance et de ses métiers récemment organisée en partenariat avec Crédit Agricole et Calyon par le Club Finance Paris qui regroupe les associations de finance de 12 grandes écoles de commerce et d’ingénieurs.

J’étais très pessimiste il y a encore 6 mois. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Aucune des banques que nous comptons parmi nos clients n’a la volonté de se désengager de la BFI , explique Stéphane Rambosson, associé chez Veni Partners, un cabinet de chasse de têtes spécialisé dans le secteur financier basé à Londres et à Paris. Crédit Agricole a besoin de Calyon. Nous sommes d’ailleurs son plus gros client puisque nous représentons 20 % de son chiffre d’affaires , confirme Bertrand Badré, directeur Finance chez Groupe Crédit Agricole SA.

Mieux encore, certaines banques entendent bien profiter de la conjoncture pour développer des plates-formes de BFI, à l’instar de Nomura qui a racheté les activités de Lehman Brothers en Europe, ou bien pour renforcer leurs équipes comme Barclays qui recrute des analystes pour étoffer ses départements M&A et Equities , poursuit Stéphane Rambosson qui a passé plus de 13 ans en banque d’affaires chez S.G. Warburg, Schroders et Citi où il était directeur des marchés de capitaux actions. Autre phénomène observé : l’émergence de boutiques dans les M&A mais aussi sur certaines activités de marché (fixed income, brokerage coverage).

Explorer d’autres pistes

Dans les BFI, l’heure est au retour vers les fondamentaux (back to basics). Calyon, par exemple, abandonne ses activités de structurés de crédit, revoit à la baisse ses ambitions dans les dérivés actions (Reuters). Les spécialistes de produits structurés complexes vont céder la place aux spécialistes sectoriels et géographiques, tandis que certains traders seront tentés de créer de petites structures en dehors de la banque.

Car il ne faut pas se centrer uniquement sur la banque : les directeurs financiers deviennent clés dans la stratégie des entreprises. On est d’ailleurs en train d’assister au retour des meilleurs ingénieurs qui étaient partis vers la banque , note Jean-Florent Rérolle, managing director au sein de la banque d’investissement internationale Houlihan Lokey, spécialisée dans le conseil en fusions acquisitions, les évaluations et attestations d’équité et le conseil en restructuration financière.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici