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Journal de bord d’un stagiaire en banque d’investissement (épisode 1)

Victor*, stagiaire en coverage au sein d’une banque d’investissement à Paris jusqu’à la fin de l’année, a accepté de vous livrer régulièrement ses impressions de stage.

L’arrivée de l’été marque le début de grands flux migratoires. Les troupeaux montent vers les alpages, les juillettistes partent remplir les campings et les étudiants font généralement route vers Paris. Ainsi au matin du premier jour de juillet, on assiste à de grands rassemblements aux abords des banques. On trouve là le débutant qui passera son unique journée en chemisette, le geek qui surveille la Bourse toutes les minutes sur son téléphone ou le stagiaire senior avec boutons de manchettes de série. Finalement, un premier jour de stage c’est comme un jour de rentrée en seconde, on se regarde gentiment du coin de l’ceil mais une chose nous réunit : une petite boule au creux du ventre.

C’est donc après une série d’entretiens et quelques hésitations sur le choix de mon stage de fin d’études, que me voici engagé pour 6 mois au sein du coverage d’une banque d’investissement. Ma mission : assister les relationship managers.

De l’autre côté du mur

Après réception de mon précieux badge d’accès, mon maître de stage vient me chercher. Nous traversons une suite de couloirs feutrés pour enfin rencontrer mon équipe. Je n’avais pas eu l’occasion de tous les voir lors de mon entretien. L’accueil est sympathique et je suis heureux de constater que la moyenne d’âge est basse. Cela m’évitera les déjeuners à parler météo…

On me fait ensuite faire le tour des bureaux, ou l’art subtil de retenir au moins vingt prénoms en cinq minutes. Je me fais une raison, la première semaine sera consacrée à découvrir chacun et à expliquer un certain nombre de fois mon parcours.

Enfin opérationnel !

Ce début de stage n’est qu’une succession de défis : se battre avec l’informatique car votre messagerie ne fonctionne pas malgré votre acharnement à appeler toutes les heures, ou avec la caissière du self qui soutient mordicus que votre badge ne passe pas.

Mon équipe commence à me confier certaines missions… sans surprise, un reporting sous Excel et des modifications à faire sur une présentation. Cela confirme le sentiment que j’avais acquis lors de mes stages précédents : En plus d’un master en finance, j’aurai un doctorat Excel – PowerPoint sur mon CV ! J’ai également la chance d’être convié à une réunion d’introduction à la compliance où l’on me rappelle mon devoir de confidentialité. Message reçu cinq sur cinq !

Les horaires restent classiques, arrivée 9 h maximum et départ autorisé après 19 h, ce n’est pas encore démentiel. Nous sommes très loin de nos collègues du M&A et leurs légendaires journées de 29 h. L’ambiance est des plus agréables, certains de mes collègues aiment chambrer , pour le moment je préfère me tenir à l’écart de ce type de jeu.

Je retrouve également avec joie les deux meilleurs amis du stagiaire : Google et le lexique en ligne d’une bible de la finance. Car même si je suis là pour apprendre, ma petite expérience m’a démontré qu’il valait mieux éviter de poser trop de questions afin de ne pas trop entamer ma crédibilité (enfin si jamais un stagiaire en a une !). La suite au prochain numéro.

* Le nom a été changé.

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