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Chez SocGen, les coûts continuent d’augmenter plus vite que les revenus, surtout dans sa BFI… Quid de l’emploi ?

Le problème avec les résultats de Société Générale, c’est qu’ils sont généralement publiés au lendemain de ceux de BNP Paribas et que personne n’aime être continuellement comparé au premier de la classe.

Comme pour sa concurrente, les résultats de la seconde banque française, soit 747 millions d’euros au deuxième trimestre (en chute de 31% sur un an), sont affectés par la crise grecque. Ce qui l’amène, au passage, à revoir son objectif de résultat net de six milliards d’euros pour 2012.

Les résultats sont inférieurs au consensus, même retraités de la provision sur la Grèce, commente Alex Koagne, analyste financier chez Natixis interrogé par Reuters. Société générale va souffrir de la comparaison avec BNP.

Talon d’Achille

Tous secteurs confondus, les revenus sont en légère hausse au premier semestre (+4,4% sur un an), mais le talon d’Achille de la banque reste sa maîtrise des coûts qui augmentent plus vite que ses revenus (+7%).

Ce constat est encore plus prégnant pour sa BFI : sur le premier semestre, la hausse des revenus au premier semestre est de 6% sur un an contre une augmentation de 11% pour ses frais de gestion sur cette période, du fait notamment des nombreux recrutements réalisés l’an passé. Et ce, malgré sa volonté affichée d’optimiser sa structure des coûts à travers le programme Resolution visant à transformer le modèle opérationnel de SGCIB.

Cependant, des efforts sont en cours, puisque les coûts sont en baisse de près de 12% au second trimestre par rapport au précédent trimestre, traduisant les premiers effets des mesures de réduction de coûts engagés. Le coefficient d’exploitation reste cependant en hausse de deux points sur un trimestre à 63%.

Pour l’heure, SocGen n’évoque pas de suppressions d’emplois. Le directeur général délégué, Séverin Cabannes, a néanmoins expliqué qu’une partie des recrutements prévus en banque de financement et d’investissement dans le cadre du plan stratégique Ambition SG 2015 ne seraient finalement pas réalisés. Une décision qui induit une moindre croissance des effectifs et non une réduction, a-t-il souligné.

Continuer à investir dans le fixed income : une bonne idée ?

Les investissements dans ce contexte sont-ils tous légitimes? La question mérite d’être posée pour les activités FICC (taux, change, matières premières) qui accusent un recul au deuxième trimestre de 22% des revenus sur un an, à 523 millions d’euros. Ce qui n’est pas en soi choquant car c’est le cas pour l’ensemble des banques en raison de la crise sur les marchés de dette (quoique BNP a limité le recul annuel à 12%).

Ce qui est plus atypique est sa volonté de poursuivre ses investissements et recrutements dans ce secteur, dont les perspectives sont loin d’être dégagées. Malgré des résultats en retrait ce trimestre, SG CIB poursuit son développement sur les activités de flux, notamment sur le change, a précisé la banque.

Les dérivés actions à la rescousse

En revanche, la volonté de SocGen de renforcer son leadership dans les dérivés actions se traduit clairement positivement dans ses résultats : les revenus des activités Actions sont en hausse au second trimestre de 72% sur un an, à 615 millions d’euros, ainsi supérieurs aux revenus FICC. La banque attire également l’attention sur sa bonne performance sur les produits structurés et un trimestre record sur les produits listés, en particulier ETF. Les revenus des métiers de Financement et Conseil sont stables, à 655 millions d’euros, grâce à de bonnes performances dans les financements structurés.

commentaires (3)

Comments
  1. j ‘espere qu’ils embauchent quand meme !

  2. @ madjid

    Tu fais de l’humour rassure moi ?
    HSBC, UBS et la plupart des grandes Banques licencient avec des résultats en ligne… SocGen publie des mauvais résultats, Oudéa revoit son plan 5ans au bout d’1an, sans parler de la Macro qui est catastrophique et toi tu trouves encore la place pour des embauches ?

    Il faut quitter le monde des Bisounours, il est temps….

  3. C’est comme s’ils faisaient une activité en perte continuelle? Les bénéfices n’augmentent pas, ils diminuent tout le temps. Mais comment pallier à cela, il y a tellement de choses qui entrent en jeu.

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