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Le marché français de l’assurance vie conserve son deuxième rang européen

Rendez-vous annuel attendu par la profession, le Point de vue sur l’assurance européenne en 2003 vient d’être publié par la société Capa Conseil. Des données instructives qui mettent notamment en exergue la singularité du marché français par rapport à la concurrence européenne.
En 2003, la croissance de l’assurance européenne a marqué le pas pour tomber à moins de 3 %, avec un chiffre d’affaires total estimé par la société Capa Conseil à près de 793 milliards d’euros. Un tassement en partie lié à la contre-performance des affaires vie sur certains marchés importants, comme le Royaume-Uni (-11 %) et l’Espagne (-35 %). En revanche, pour la troisième année consécutive, le marché est tiré par la bonne tenue des affaires non-vie.


Baisse du nombre d’acteurs

Les marchés de l’Union européenne comptaient, en 2003, 4.500 entreprises d’assurances opérant sous le régime d’établissement, dont près des deux tiers sont localisées dans les douze marchés de la zone euro.

Le Royaume-Uni et l’Allema-_gne, les deux premiers marchés de l’Union européenne, hébergent à eux seuls le tiers environ des entreprises recensées. Une proportion qui atteint presque les deux tiers en incluant les marchés français, suédois et hollandais , précise l’étude.

Comme en 2002, les marchés européens continuent d’être traversés par un mouvement de concentration. La baisse du nombre d’entreprises est visible dans une grande majorité de pays, notamment en France avec une diminution de 128 entreprises. Mais comme le soulignent les auteurs de l’étude, cette baisse ne reflète que partiellement l’ampleur du mouvement de fusions-acquisitions qui a marqué l’assurance européenne au cours de ces douze dernières années. Ce contraste est sans doute lié à des raisons commerciales qui conduisent les groupes à laisser les sociétés intégrées continuer d’opérer sous leur propre marque .

Evolution du marché français de l’assurance
Dans une seconde partie, l’étude résume l’évolution du secteur de l’assurance pays par pays. En dépit d’une baisse sensible (-5 points), le Royaume-Uni demeure le principal marché avec une part représentant le quart environ des primes collectées au sein de l’Europe des Quinze en 2003. Il est suivi de loin par l’Allemagne, dont la part de marché est tombée à 19 %. Le marché français conforte, quant à lui, sa troisième position au classement européen avec une collecte en légère progression (+1,4 point), à près de 18 %.

Ces trois pays sont les leaders aussi bien pour les affaires vie que pour les affaires non-vie. Le marché britannique continue d’occuper le premier rang en vie malgré une baisse de 6 points, la France quant à elle conserve sa deuxième place avec plus de 19 % des parts de marché, suivie par l’Allemagne.

L’année 2003 a été particulièrement favorable au marché français, qui a réalisé un chiffre d’affaires directes de 141,8 milliards d’euros, soit une progression de plus de 7,5 %, largement supérieure à la moyenne de la zone euro et, surtout, à celle des Quinze. Stimulées par l’impact de facteurs d’ordre conjoncturel, les primes collectées au titre des affaires vie et capitalisation ont progressé de près de 8 % à 92 milliards d’euros, dépassant ainsi le niveau exeptionnel atteint en 2000 (90,3 milliards d’euros) , précise l’étude. Elle justifie ces résultats encourageants par la croissance des supports en euros (+11 %), tandis que la baisse observée depuis plusieurs années sur les supports en unités de compte a fortement ralenti. Cette évolution favorable s’est, du reste, renforcée au cours des quatre premiers mois de 2004, durant lesquels les cotisations collectées ont progressé de 17 % par rapport à la même période de l’année précédente.


Perspectives du marché de l’assurance pour 2004

L’année 2004 est marquée par l’intégration des pays de l’Europe centrale et orientale. De ce fait, l’assurance européenne devrait rompre en 2004 avec la tendance au tassement de la croissance , estime Capa Conseil. Comme l’an passé, le moteur de la croissance sera principalement tiré par les affaires non-vie. Parallèlement, les affaires vie devraient bénéficier de l’intégration des pays de l’Est où elles connaissent un développement considérable.

S’agissant des principaux acteurs de l’assurance, la crise boursière de 2001-2002 a contraint les principaux groupes à se reconcentrer sur les fondamentaux de leur métier et à moins dépendre de l’activité financière. Dès lors, toute la question est de savoir si les groupes européens sont capables de persévérer dans cette voie , conclut l’étude.

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