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Les stagiaires en finance sous-payés par leurs employeurs ?

L’Assemblée nationale a voté, en juin dernier, un texte imposant aux entreprises de verser aux stagiaires qui restent au moins 2 mois une gratification exonérée de charges sociales et égale à 12,5 % du plafond de la Sécurité sociale. Soit, en 2009, très exactement 398,13 euros par mois (LesÉchos.fr).

Qu’en est-il dans la pratique ? Si le recours aux stages gratuits semble n’être plus qu’un lointain souvenir, force est de constater que bon nombre de stages restent sous-payés, notamment par rapport aux niveaux d’exigence requis. Ainsi, Le Monde.fr rapporte que l’association PlaNet Finance, spécialisée dans le développement international de la microfinance, recherchait, début août, 14 stages sur son siège parisien pour des emplois très qualifiés de type chef de cabinet du vice-président ayant une formation supérieure (grande école, IEP, université) pour une durée de 6 mois et une rémunération de 400 euros par mois.

L’arbre qui cache la forêt

Un comble quand on sait que son fondateur, Jacques Attali, préconise dans son rapport pour la libération de la croissance que les étudiants en stage [soient] décemment rémunérés et que les entreprises qui recourent de façon récurrente aux stagiaires pour occuper des postes de travail, au lieu de recruter des jeunes de façon pérenne, doivent en être dissuadées .

Mais PlaNet Finance, qui se défend de n’être qu’une association avec un budget limité, n’est que la partie émergée de l’iceberg. En 2006, on évaluait à 800 000 le nombre de stagiaires en France. En 2008, ils étaient de 1,2 million , rappelle Nicolas, membre du collectif Génération Précaire (nouvelobs.com). Et de rappeler que Martin Hirsch, le haut commissaire à la Jeunesse, est lui-même pessimiste quant aux chances d’application du texte.

Car la multiplication des contraintes légales en matière de stages ne fait pas que des heureux chez les recruteurs. Cela devient de plus en plus compliqué d’accueillir un étudiant, même pour quelques semaines , déplore ainsi Carole Leroy, de la direction du recrutement de BNP Paribas qui, chaque année, accueille 3 000 stagiaires (Capital.fr).

commentaires (2)

Comments
  1. Qu’une seule chose à dire au niveau des salaires des stagiaires: GRILLES de MERDE !
    Comment voulez vous motiver les jeunes diplomés quand dans la même équipe et le même poste il y a un écart de 600€ par mois? Et puis allez savoir pourquoi telle école est située au niveau 1 et une autre au niveau 2….fruit de négociations entre les écoles et les recruteurs.
    Et si cela ne concernait que les stages…mais en France le salaire d’embauche est bien souvent indexé sur ces mêmes grilles, dans les grandes entreprises (et je confirme pour les grandes banques).

  2. “Si le recours aux stages gratuits semble n’être plus qu’un lointain souvenir…”, est ce une blague? Etre paye 398,13 euros n’est pas rare et equivaut presque a du gratuit pour une entreprise!
    Et cette Carole Leroy, de la direction du recrutement de BNP Paribas, me fait bien rire. Comme le souligne un autre article du site, la BNP fait reellement partie de ces usines a stagiaires qui en prend en masse pour un pourcentage d’embauche assez minime.

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