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Pourquoi les BFI françaises ne font pas rêver les étudiants européens ?

Universum vient de publier son classement des 100 premiers employeurs en Europe plébiscités par les étudiants européens de niveau Bac + 5. Force est de constater dans le tableau ci-dessous que les banques françaises ne sont pas très prisées dans la section banque d’investissement.

Les BFI préférées des étudiants européens en 2010

GRS

Encore faut-il relativiser, puisque les étudiants français des écoles de commerce et de management classent parmi les trois premières banques d’affaires BNP Paribas, HSBC et Société Générale, qui arrivent respectivement à la 9e, 11e et 21e place du classement tous secteurs confondus.

Nous avons essayé d’indiquer ci-dessous les raisons pour lesquelles les étudiants européens boudaient les banques tricolores. N’hésitez pas à compléter cette liste ou bien à l’infirmer si vous pensez au contraire que les BFI françaises sont tout aussi attractives que leurs consceurs européennes.

Concernant la mise en avant des banques étrangères, je pense que cela signifie le fort attrait de l’international pour ces étudiants issus des plus grandes business schools européennes , avance en guise d’explication Julie Giraud-Avril, responsable marketing Universum pour la France.

1. Elles recrutent peu

La crise étant passée par là, les banques françaises ont relativement peu recruté de profils juniors dans les métiers de la BFI. La donne pourrait néanmoins évoluer si l’on se réfère par exemple à l’annonce récente de SGCIB qui souhaite embaucher quelque 500 personnes sur dix-huit mois dans ses activités de marchés à travers toute l’Europe (Les Échos). Et cette fois-ci, les jeunes diplômés pourraient tirer leur épingle du jeu.

L’an dernier, les recrutements concernaient des profils très seniors. Aujourd’hui, on assiste au retour d’une demande de profils plus standard , nous confirme Jérôme Hacquard, associé chez le cabinet de chasseurs de têtes Singer & Hamilton.

En attendant, difficile de savoir quel est le pourcentage de candidatures étrangères sur les candidatures d’étudiants qu’elles reçoivent chaque année. Pour prévenir tout risque de discrimination à l’étape de tri de CV, nous ne demandons pas de renseignements concernant notamment la nationalité du candidat , nous affirme-t-on chez BNP Paribas.

2. Elles sont friandes de stages (voire en abusent)

Le collectif Génération Précaire a récemment reproché à des banques françaises comme BNP Paribas et Société Générale d’avoir recours à trop de stagiaires au détriment du recrutement de nouveaux salariés.

Il y a quelques années, les stages obligatoires n’étaient pas aussi répandus qu’aujourd’hui. Nous avons dû augmenter le nombre de postes pour répondre à la demande , se défend pour sa part BNP Paribas.

3. Elles se montrent encore timides sur les graduate programmes

Les banques françaises se montrent encore timides sur les graduate programmes . Seules SG CIB et BNP Paribas ont développé ces programmes, les autres banques préférant la formule VIE.

Plutôt d’origine anglo-saxonne, ces ‘graduate’programmes constituent de véritables tremplins de carrière mais restent malheureusement mal connus des diplômés français , rappelle Manuelle Malot, directrice Carrière et Prospective de l’EDHEC et auteur d’un récent Guide International du recrutement pour les jeunes diplômés et les hauts potentiels (éditions A2C Médias).

4. Elles paient moins que leurs concurrentes européennes

La croissance observée en 2009 sur les rémunérations fixes a concerné principalement les établissements étrangers, note Charles Lai, associé du cabinet de chasse de têtes Leaders Trust (Agefi Hebdo). À Paris, UBS a été la première à initier le mouvement, rapidement suivie par Morgan Stanley en juin, et par Credit Suisse, Bank of America, Merrill Lynch, Goldman Sachs et Barclays Capital en fin d’année dernière . Sans même parler des bonus…

5. Elles ont un faible taux de transformation de stages en emploi

Chez UBS, les deux tiers des summers interns se sont vus offrir l’an dernier un emploi à temps plein. Chez Barclays Capital, le taux de transformation est de 60 % et grimpe jusqu’à 80 % chez Goldman Sachs. Les banques françaises sont encore loin de ce niveau.

À l’issue de leur formation, près d’un tiers des stagiaires se voit généralement offrir un emploi par la banque , rappelle Judicael Tracoulat, International Campus Manager chez CA CIB (ex-Calyon) dans notre Guide des carrières en finance.

6. Elles ont parfois mauvaise réputation

Ce n’est la sortie d’un nouveau livre, Société Générale, secrets bancaires, qui va redorer le blason de la banque au logo rouge et noir. Déjà que Kerviel avait sorti le sien, L’Engrenage, mémoires d’un trader le même jour que la publication des résultats du premier trimestre de la banque. Sans parler du procès qui se tiendra du 8 au 23 juin et dont le retentissement dépassera les frontières de l’Hexagone.

7. Elles ne sont pas favorisées par la conjoncture

Les banques françaises ont traversé la crise financière sans avarie majeure mais s’exposent à une période de fortes turbulences quand entrera en vigueur la nouvelle réglementation bancaire dite Bâle III, d’ici fin 2012 (Reuters). Leurs titres ont chuté de 21 % sur un an, subissant plus largement que leurs comparses européennes les craintes sur les dettes souveraines grecques (Investir.fr).

commentaires (6)

Comments
  1. Cet article est vraiment interessant mais pose une question comme “Pourquoi les BFI françaises ne font pas rêver les étudiants européens ?” je pense que la reponse a cette question est claire non? Les banques francaises noffrent jamais dopportunites de recrutmement, c’est toutes des usines a stagiaires et puis il faut faire face a la realite les banques francaises prennent presque que des francais. Socgen, BNP et CA a londres il nya que des francais dans le front c pr cette raison que personne naime travailler chez eux…Dc fo arreter de jouer aux innocents et poser des questions comme genre “oooo pauvre banques francais on ne sait pas pk elle nattirent pas bcp de monde??”

  2. ça irait mieux si les français déjà avaient moins peur de l’étranger, étaient plus open-mind

  3. les banques anglo-saxonne et autres sont beaucoup plus pragmatiques que les banques françaises, ces dernières sont trop élitiste.
    J’estime que j’ai plus de chance à l’étranger, et je ne serai pas sous-évalué comme en France, et je ne parle même pas du problème de la discrimination.

  4. Les banques francaises ne voient pas la diversite des diplomes et des cultures comme une force mais elles voient ca comme un handicap! c’est pour ca qu’elles resteront toujours derriere les meilleurs banques europeennes et americaines! …dsl si ca fait mal aux fans des frenchies!

  5. Les arguments ci-dessus valent pour des pans entiers du marché du travail français… et pas seulement pour la banque! Elitisme, corporatisme, cooptation, aucune estime pour la diversité des diplômes français ni pour les étudiants issus de l’université pure… J’ai deux masters 2 universitaires je parle 3 langues couramment et je n’ai toujours pas trouvé de stage de fin d’études après 4 bons mois de recherche. Déprimant. Je dis vive le pragmatisme à l’anglosaxonne! Là-bas un recruteur ne regarde pas si vous avez eu le même prof que lui… La France, un pays suffisant et rigide.

  6. Il suffit tout simplement de comparer le niveau de rémunération des stagiaires des banques françaises et celles d’outre-Manche.
    La variable se situe entre 3 et 5 (et en considérant 1€ pour 1)
    De plus dans une banque française, la chance d’obtenir un emploi à la fin du stage varie entre 1 à 2 places pour 10 stagiaires.
    Outre-Manche les stagiaires sont bien payés (les banques investissent dans la jeunesse des jeunes diplômés, le résultat d’embauche est au minimum de 5 à 6 places pour 10 stagiaires.
    Résultat nos grosses têtes quittent la France et c’est navrant pour un pays qui forme des jeunes d’un très haut niveau de formation (surtout en maths).
    C’est ce que l’on appelle la fuite des grosses têtes (dans la recherche c’est évidement la même chose).
    Et c’est vrai que que pour beaucoup de sociétés françaises, les stagiaires ne sont en fait qu’une forme de ressource qui ne coûte pas chère (immédiatement) car en fait je considère qu’elles jettent l’argent par les fenêtres car en fait cette technique leur coûte plus chère sur du long terme.
    Enfin c’est un choix…

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