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L’insertion et les salaires des jeunes diplômés en finance progressent

En cette période printanière, les enquêtes sur l’insertion des jeunes diplômés fleurissent et force est de constater qu’elles vont toutes dans le même sens, à savoir une amélioration des parcours d’insertion professionnelle, comme l’attestent les résultats de l’enquête de l’Association pour Faciliter l’Insertion professionnelle des Jeunes diplômés (Afij) menée fin avril 2011 auprès des jeunes diplômés 2010.

Même constat pour le Baromètre EDHEC Emploi – Mai 2011 qui indique que plus des trois quarts des responsables RH et recruteurs interrogés confirment qu’ils ont bien recruté des jeunes diplômés sur les 3 derniers mois conformément à leurs intentions. Depuis son lancement en janvier 2009 c’est le premier baromètre EDHEC aussi favorable pour les Jeunes diplômés de niveau Master et surtout le troisième consécutivement pour lequel les clignotants sont au vert. Plus de la moitié des entreprises prévoient de recruter en finance d’entreprise et contrôle de gestion, tandis que le conseil et les fonctions propres à la banque qui représentaient d’importants volumes en début d’année semblent marquer légèrement le pas.

De son côté, l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) a reconduit son enquête visant à mesurer la performance de l’Université Paris-Dauphine en matière d’insertion professionnelle. Résultat : l’insertion professionnelle des 1946 diplômés de la promotion 2008 issus de ses 64 Masters est plus que satisfaisante, avec un taux d’insertion qui atteint 94,6 % en moyenne pour l’ensemble de l’université, sachant que 4 diplômés sur 10 travaillent dans la gestion-finance et qu’à lui seul, le secteur Banque-Finance-Assurance emploie un diplômé sur quatre (soit 26 %), devant l’audit, le conseil et l’ingénierie (23 %).

Coup de pouce salarial

Le regain d’optimisme observé sur le marché de l’emploi des jeunes se lit aussi sur les fiches de paie. Les perspectives de reprise de l’activité économique se confirment dans de nombreux secteurs, et cela incite les entreprises à se montrer plus généreuses pour les jeunes diplômés. Résultat, ils devraient plutôt mieux s’en sortir, cette année, que les autres populations , indique Joyce Nehaissi, responsable de l’étude annuelle du cabinet Aon Hewitt publiée par Les Échos et qui montre que les rémunérations des débutants devraient progresser en moyenne de 3,4 % contre 2,6 % pour l’ensemble des cadres.

Après plusieurs années de stagnation, les salaires des jeunes diplômés repartent donc à la hausse. Pour preuve, à Paris-Dauphine, la rémunération annuelle moyenne est passée de 43 000 euros brut pour la promotion 2007 à 48 000 euros pour celle de 2008. Les conditions d’emploi se sont améliorées et les salaires moyens sont en hausse de 11% par rapport à l’an dernier, c’est la bonne surprise de cette enquête , explique Pierre Lamblin, directeur du Département Études et Recherches de l’Apec.

Les banques sont réputées offrir des salaires plus élevés qu’ailleurs aux jeunes diplômés issus d’écoles de commerce ou d’ingénieurs : entre 45 000 à 50 000 € auxquels s’ajoutent des primes, intéressement et participation qui peuvent varier de un à quatre mois de salaire. Parfois, ces efforts ne suffisent pas : il y a une très forte concurrence entre les banques françaises car nous cherchons tous les mêmes profils , souligne Jean-Luc Vergne, directeur des ressources humaines de BPCE (JDD.fr). C’est donc le moment d’en profiter pour négocier votre salaire d’embauche à la hausse…

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