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Lutte contre les discriminations, l’exemple de Barclays Capital

Quand il postule pour un job en banque, un jeune diplômé des quartiers part avec un handicap : son manque de réseau, et ce, quelles que soient ses compétences , regrette Saïd Hammouche, fondateur et directeur général du cabinet de recrutement associatif Mozaïk RH.

Voilà pourquoi ce cabinet spécialisé dans la promotion de la diversité était ravi de répondre favorablement à la proposition de partenariat de Barclays Capital relative à la deuxième édition du Graduate Program à Londres à l’attention de diplômés issus de la diversité .

Vingt jeunes ont été présélectionnés pour suivre durant l’été des ateliers de préparation aux différents tests de sélection du programme, qui auront lieu en août, puis en septembre. C’est à l’issue de cette dernière étape que les jeunes sélectionnés intégreront notre programme , a indiqué Jean-Jacques de Balasy, directeur général de Barclays Capital France aux Échos. Ici, pas de quotas réservés, seules les compétences comptent. Une fois à Londres, les candidats sélectionnés pourront acquérir l’expérience du terrain et ce fameux carnet d’adresses si indispensable dans ce secteur.

Saïd Hammouche regrette que cette expérience innovante ne soit pas plus suivie par les autres banques : Les banques françaises focalisent leurs efforts en matière de diversité sur la banque de détail et peu sur le BFI. Après vérification sur leurs sites web, il est en effet difficile de trouver autre chose que des déclarations d’intention.

Bientôt la fin de l’ère du clonage ?

Paradoxalement, pour un titulaire d’un très bon diplôme, être issu d’un quartier difficile peut être aujourd’hui un avantage au recrutement, en particulier dans un contexte de marché tendu, de rareté des talents , relève Cristina Lunghi, présidente d’Arborus et porte parole du club du Label égalité . Le problème est ailleurs : ces jeunes ne représentent encore environ que 10 % des diplômés de grandes écoles.

Une fois le pied à l’étrier, les freins à la promotion demeurent également importants. Tout le monde est globalement convaincu que la diversité nourrit l’innovation et accroît les performances, mais les résistances sont encore nombreuses en interne. Si l’ascenseur social est en panne, il faut prendre l’escalier !, préconise Saïd Hammouche. Il faut en finir avec l’autocensure, croire en soi, et se battre. Réussir est plus difficile, mais pas impossible.

De nombreux jeunes témoignent également en faveur de l’expatriation, qui donne souvent un coup d’accélérateur en début de carrière. Selon les experts, il faudra attendre encore deux générations avant que les institutions puissent se prévaloir d’un quelconque aboutissement en matière d’intégration, et ce à chaque échelon.

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