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L’enquête 2009 sur l’insertion des jeunes diplômés plutôt optimiste

La dix-septième enquête de la Conférence des Grandes Écoles (CGE) sur l’insertion des jeunes diplômés a été réalisée au cours des mois de janvier et février 2009 auprès de 144 établissements qui ont répondu dans les délais, parmi lesquels 107 écoles d’ingénieurs, 32 écoles de management et 10 autres.

Principal enseignement : avec un taux net d’emploi proche de 85 %, la situation globale de nos diplômés reste favorable eu égard à la conjoncture, note Bernard Ramanantsoa, directeur général du groupe HEC en charge du volet insertion professionnelle de l’enquête. Plus de 83 % de nos élèves trouvent un emploi moins de deux mois après leur sortie en concédant, cependant, de petits efforts salariaux. La crise économique a donc eu jusqu’à présent une influence assez réduite sur le recrutement, la durée de recherche, le type de contrat, le statut et les rémunérations des diplômés des grandes écoles. Les indicateurs sont certes un peu moins bons que ceux de l’enquête 2008 mais restent comparables à ceux de janvier 2007.

Ce constat ne préjuge pas toutefois des conditions que rencontreront les diplômés des grandes écoles de cette année. La durée de recherche d’emploi se réduit, mais on constate parallèlement que les diplômés n’ayant pas trouvé leur emploi rapidement sont plus nombreux.

Ingénieurs vs managers

Les diplômés des écoles d’ingénieurs poursuivent plus souvent des études après l’obtention de leur diplôme. Cela explique l’écart des taux d’activité avec les diplômés des écoles de management , explique Gilles Grenèche du service informatique de l’École Nationale de la Statistique et de l’Analyse de l’Information (ENSAI) en charge du groupe Enquête insertion.

Le nombre de diplômés passés par des cursus en alternance ou en apprentissage augmente. En janvier 2009, il représente 12 % des diplômés de la dernière promotion, contre 10% en 2008 et 9 % en 2007. La différence entre les deux types d’écoles est assez prononcée : 18 % des diplômés des écoles de management passent par la voie de l’apprentissage ou de l’alternance contre seulement 9 % des diplômés d’écoles d’ingénieurs. Enfin, près de la moitié des sortants des écoles de management ont effectué un stage de césure de plus de 9 mois lors de leur scolarité pour seulement 10 % des sortants d’écoles d’ingénieurs.

Contre-vérités

De nombreuses contre-vérités continuent à circuler au sujet des grandes écoles : elles ne se limitent pas à quelques écoles historiques parisiennes mais sont réparties sur l’ensemble du territoire , insiste Pierre Tapie, nouveau président de la CGE et directeur général du groupe ESSEC. Pour preuve, parmi les nouveaux mastères spécialisés accrédités par la CGE figure celui en contrôle des risques et techniques en finance des marchés de l’Ecole supérieure de commerce et de management Tours-Poitiers (ESCEM).

Et aux étudiants qui douteraient de la qualité de leur formation, Pierre Tapie se veut rassurant : La France ne sait pas toujours reconnaître les atouts internationaux dont elle dispose. L’intégration entre la formation universitaire et la formation professionnelle telle qu’elle est déployée dans les grandes écoles, est enviée à l’étranger.

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