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Une rentrée à haut risques pour les jeunes diplômés en finance

L’effondrement des Bourses cet été a des conséquences directes sur les emplois. D’après une estimation de l’agence Bloomberg, l’industrie bancaire devrait supprimer près de 100.000 emplois dans le monde en 2011. C’est principalement l’Europe et en particulier l’Angleterre qui vont souffrir, avec près de 80 % des pertes d’emploi. Dans un tel contexte, il va sans dire que le recrutement des jeunes diplômés en finance risque d’être impacté.

Choisir le bon secteur

Pour l’instant, les directions n’osent pas prononcer le mot de plan social, mais la tendance est bien au non-remplacement de tous les départs en retraite et notamment dans les agences bancaires. Pour Hervé Alexandre, un des responsables de l’université Paris Dauphine, en charge de former des cadres bancaires, c’est un été qui pourrait laisser des traces alors que la situation était en train de s’améliorer.

Là, à mon avis, les banques vont marquer un coup d’arrêt, mais je reste quand même assez optimiste pour des métiers comme la gestion des risques, le contrôle interne, la relation clientèle où là les banques ont de toute façon des besoins d’embauche, crise ou pas crise, parce que leur pyramide des âges est assez déplacée vers un personnel assez âgé , explique-t-il à Europe 1

Même son de cloche du côté des recruteurs. Depuis 2010, le juridique, les métiers du risque et de la finance de marché ou d’entreprise font un retour en force , a confirmé Stéphan Bidoux, responsable de la communication RH de la Société Générale, lors d’une récente table ronde organisée par Cadremploi.fr qui réunissait une douzaine de grands recruteurs de la banque et de l’assurance.

Enfin une bonne nouvelle ?

Mais il ne va toutefois pas falloir se tromper de filière. Sur les métiers du crédit, je serais peut-être un peu moins optimiste que pour les autres métiers , précise Hervé Alexandre. Et dans tous les cas de figure, c’est au jeune diplômé de s’adapter à la conjoncture. Etre flexible et revoir à la baisse ses prétentions salariales , leur conseille un responsable de l’IAE Lyon.

Dans le sillage de cette rentrée incertaine, il y a au moins un motif de satisfaction : près de 500.000 boursiers vont toucher à compter de la première quinzaine de septembre entre 80 et 230 euros supplémentaires. Une victoire pour les organisations étudiantes qui militaient de longue date pour un dixième mois de bourse, le mois de septembre étant celui des dépenses les plus lourdes (frais d’inscription à l’université, loyer, sécurité sociale, etc.).

Mais malgré cet effort budgétaire, la majorité des étudiants reste dans une situation sociale préoccupante. Les dépenses obligatoires (qui ont augmenté de 33,2% en 5 ans), les aides au logement (qui n’ont pas été revalorisées depuis 10 ans) ou encore l’élargissement du nombre de boursiers sont des dossiers laissés en friche par le gouvernement , souligne l’Unef, principal syndicat étudiant (La Tribune.fr).

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