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Formez-vous au réseautage, et vite !

Si les business schools ont largement intégré l’écriture de CV et les techniques d’entretien d’embauche à leur programme, l’art du réseautage reste absent de leurs missions pédagogiques. Des tables rondes, voire des séminaires sur ce sujet, trop souvent négligé par les étudiants, se multiplient discrètement un peu partout. Le début d’une prise de conscience ?

À l’exception du recours aux associations d’anciens de leur école, les Français ne savent pas réseauter. Ce n’est ni naturel, ni quelque chose qu’ils ont appris et encore moins une pratique valorisée ! , constate avec dépit un banquier privé franco-américain basé à Londres. Tabou ou simple manque de savoir-faire ? Quoi qu’il en soit, le déficit d’habitude des Français en la matière pèse sur leur chance de réussite.

Vos études, point de départ de votre réseau

L’esprit corporatiste domine en France. Le réseau est souvent un cercle exclusif qu’on ne partage pas facilement , renchérit Bruno Sahok, un ingénieur informaticien diplômé de l’INT management, ancien directeur de mission banque finance chez CTF, installé depuis peu en freelance, et président de l’association des Jeunes Financiers. Conséquence ? À compétences égales, on préférera ainsi recruter un confrère qui a fait la même formation plutôt qu’un inconnu .

Plutôt que de s’en plaindre, mieux vaut savoir en jouer ! Le réseau des anciens est une mine de contacts incontournable à ne pas négliger. L’erreur souvent commise après avoir intégré le monde professionnel consiste à oublier de mettre à jour son profil sur l’annuaire des anciens et de renouveler son inscription à l’association des anciens de son école.

Mais le travail de semence doit être commencé bien avant même d’être diplômé. Il y a les stages évidemment, lieu privilégié pour démarrer votre carnet d’adresses, mais aussi le club finance de votre école (à condition d’y jouer un rôle actif), les professeurs, qui peuvent vous faire profiter de leur carnet d’adresses, ou encore les intervenants et les recruteurs, présents aux séminaires et journées emploi organisés par votre établissement (à arpenter muni d’une carte de visite !).

Le réseau : un plat qui se mange froid !

Comme tout, il faut savoir doser ! Inutile de harceler une personne ou d’en solliciter cinquante à la fois, c’est tout simplement contre-productif ! Adrien Prime, directeur du cabinet parisien de recrutement EuroLondon, spécialisé en finance, aime faire l’analogie avec la candidature classique : Pour être crédible et creuser l’avantage dans son secteur, il faut jouer l’ouverture, tout en ciblant votre recherche d’information et de contacts.

Par ailleurs, n’espérez pas récolter les fruits de votre investissement personnel tout de suite. Trop souvent, les professionnels ne répondent pas aux sollicitations des anciens de leur école mais, par contre, n’hésitent pas à solliciter à tout va ce même réseau quand ils en ont besoin ! , ajoute Jean-Jacque Levy, professeur de finance (ESSEC, ISC et ASSAS) et consultant international. Même son de cloche chez EuroLondon : les professionnels français ont tendance à se snober sauf quand il y a un intérêt immédiat ! , résume Adrien Prime. C’est précisément le contraire qu’il faut faire pour construire un carnet d’adresses pérenne.

Avoir le réseautage dans la peau

Pour ceux en particulier qui n’ont pas la chance de faire une grande école ou même une école avec un réseau d’anciens solidement constitué, un conseil : mettez les voiles pour l’étranger ! Les Anglo-Saxons notamment sont plus curieux, tissent des liens très rapidement, et font passer les infos plus facilement. Tout cela aide beaucoup lorsque l’on commence à construire son réseau , constate Adrien Prime.

Les autres peuvent se rassurer, la finance française évolue rapidement vers plus de mixité, notamment sous l’effet des réseaux sociaux type Linkedin ou Viadeo ou encore Facebook. Enfin, n’oubliez pas les clubs de professionnels, comme ceux chapeautés sous l’égide du centre des professions financières. L’annuaire des abonnés au serveur Bloomberg est un autre exemple. C’est ce type d’annuaire que les chasseurs utilisent ! , assure Jean-Jacques Levy.

Et si vous n’êtes pas encore convaincu, sachez que plus de la majorité des offres d’emploi sont sur le marché gris , c’est-à-dire non publicisées, et donc accessibles que par le réseau !

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