☰ Menu eFinancialCareers

Une journée avec Angela Bruce: sales trader actions Europe pour ING

Angela est sales trader dans la division européenne Equities d’ING depuis fin 2003 après un passage chez Morgan Stanley.

05.15 Réveil. Si je suis dans l’ouest londonien, on m’accompagne au travail en voiture. Sinon, je saute dans un train de la Docklands Light Railroad.

06.15 J’arrive au bureau. Je lis les journaux du matin et Bloomberg. J’ai une demi-heure pour compiler les nouvelles intéressantes et les envoyer à nos bureaux de Madrid, Paris, et Amsterdam pendant notre réunion du matin. Nous travaillons avec des clients qui sont des fonds d’investissements qui adoptent des stratégies en fonction des événements (ils achètent, vendent des actions et d’autres produits financiers anticipant les événements comme des fusions et acquisitions par exemple), donc je recherche les nouvelles du jour. Aujourd’hui c’est une journée calme: Hays, une société de distribution et de recrutement, cherche à vendre son activité d’expédition DX Services. L’activité d’hier était plus soutenue: Santander vendait 50% des actions qu’elle détenait dans la Royal Bank of Scotland, un événement d’importance dans la mesure où cela pourrait lui permettre d’augmenter son offre sur Abbey National.

06.45 La réunion du matin dure 15 minutes.

07.00 Je prends quelques minutes pour appeler des gérants de fonds et les informer de la nouvelle concernant Hays.

07.15 J’assiste à la réunion du matin avec les analystes. Ils passent en revue les sociétés qui viennent d’annoncer leurs résultats financiers et leurs prévisions de bénéfices.

07.30 Je prends 15 autres minutes pour appeler des clients à propos de Hays.

07.40 Réunion avec un fonds d’investissement. Tout mon groupe y assiste. On parle de la question Santander: il semble qu’ils peuvent payer 40p supplémentaires par action pour Abbey National. Le feront-ils ou non ?

08.00 Les marchés ouvrent: le travail commence vraiment. Je m’occupe d’environ 25 clients, tous traders pour des fonds d’investissement. Je les appelle avec des idées de trading, des informations sur des ordres en cours (les actions sur lesquelles nous sommes actifs) et le marché. Si je reçois un ordre, je le passe par le biais de notre trading desk qui l’exécute pour moi. Je reste en contact avec eux pour contrôler le passage des mes ordres.

La journée dépend des informations reçues. Je vérifie constamment Bloomberg et Reuters pour des informations sur le marché et les actions. Quand un événement se produit, j’appelle les clients ou j’écris une note sur Bloomberg. C’est imprévisible: je ne sais jamais ce qui va arriver d’une minute à l’autre. Il peut très bien ne rien se passer ou au contraire une fusion majeure peut être annoncée.

08.15 Rien de nouveau. Je continue à appeler des clients. Ils veulent parler de la transaction Abbey/ Santander et des conséquences de la vente de RBOS, mais les cours se situent au milieu de la fourchette, donc personne ne fait quoi que ce soit. Tout le monde est attentif et attend.

09.00 Quelqu’un sort chercher un petit-déjeuner. On le prend tour à tour.

09.15 J’écris la première note pour Bloomberg de la journée. WPP, une société de publicité, cherche à racheter Grey Global. De même que Havas, Hellman et Friedman; j’en discute. Puis j’appelle des clients pour leur en parler.

10.00 Un client appelle. J’ai envoyé des informations sur un titre dénommé Unipetrol. Il veut acheter.

11.00 J’ai appelé un de nos analystes pour des éclaircissements sur l’affaire Abbey/Santander. Je veux son point de vue. De nouvelles restrictions réglementaires m’empêchent d’aller le voir à son bureau (la recherche, les ventes et le trading doivent être séparés) mais par contre lui peut venir.

11.15 Je passe des coups de téléphone aux clients.

11.30 Réunion téléphonique avec notre analyste spécialisé dans les télécommunications à propos du titre T-Online.

11.45 D’autres coup de fils avec les clients. Un autre message de Bloomberg, sur Sainsbury et les rumeurs de rachat.

12.00 Déjeuner suivi d’une foule de conversations téléphoniques avec des clients.

14.30 Le marché américain ouvre. Les clients ne sont pas très actifs, et attendent des statistiques qui doivent être publiées vendredi.

15.00 Je passe mon après-midi au téléphone avec de nombreux clients, et je reçois un autre message sur Bloomberg au sujet de Matalan, une autre cible potentielle de rachat, et DFS, le détaillant d’ameublement que le président essaie de privatiser.

17.00 Je suis prête à partir. Mon patron m’encourage à quitter le bureau rapidement. Je rentre à la maison, je me change et pars faire du karaté.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici