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La trésorerie d’entreprise se renforce et devient plus pointue

Superviser le financement des filiales, gérer les flux bancaires, établir des stratégies de couverture de taux et de changes, gérer le risque client et le risque pays… toutes ces tâches essentielles pour l’entreprise relèvent de la responsabilité de l’équipe de trésorerie. Un département devenu central avec la mondialisation et la concentration des entreprises.

S’assurer que le cash circule et remonte correctement de toutes les filiales ou encore trouver des solutions au besoin de financement d’une nouvelle branche opérationnelle à l’autre bout du monde : il arrive que le DAF se trouve bien dépourvu quand il ne dispose pas de la structure adéquate ni des éléments compétents dans son équipe pour gérer la complexité d’un groupe qui s’internationalise. Les multinationales qui ont grossi par croissance externe se retrouvent bien souvent avec des équipes de trésorerie en deçà des besoins du nouveau groupe confirme Jean-Marie Cousty du cabinet de recrutement Hudson.

D’où une certaine tendance actuelle à muscler les équipes de trésorerie, tant dans les PME que dans les grandes entreprises. Mais attention, il ne s’agit pas là d’une déferlante d’embauches : les trésoriers restent encore peu nombreux dans les sièges des grandes multinationales, où leurs équipes comptent rarement plus de dix personnes.

Toutefois, la fonction a acquis ses lettres de noblesse, au point que certaines entreprises industrielles du CAC 40 comme Alcatel, Pechiney ou Arcelor sont désormais réputées pour leur gestion du cash. Dans les entreprises où les marges sont assez faibles, la direction de la trésorerie se doit d’être particulièrement performante afin de gagner le maximum d’argent là où c’est possible ou, tout au moins, savoir en perdre le moins possible , explique Jean-Marie Cousty.

Le cas des entreprises exemplaires en terme de gestion du cash sont même étudiées lors de séminaires internationaux. Ce sera le cas lors du forum EuroFinance* qui se tiendra à Paris du 20 au 22 octobre prochain. Afin de montrer à quel point une gestion performante de la trésorerie peut faire la différence dans une entreprise , un jury y récompensera les solutions les plus innovantes dans plusieurs domaines : working capital, cash management, risque ou encore intégration.

Les exigences de rentabilité toujours plus fortes ont donc transformé les trésoriers en de redoutables financiers, rompus aux techniques les plus sophistiquées, le plus souvent importées des pays anglo-saxons. Bien entendu, les profils eux aussi se spécialisent. Le directeur de la trésorerie et du financement qui chapeaute l’équipe et rend compte au CFO, est en général doté d’une solide expérience de 15 ans au minimum, tandis que les trésoriers ont en général entre 30 et 35 ans et 7-8 ans d’expérience en trésorerie d’entreprise, en audit interne ou dans des cabinets d’audit. Pour certains postes spécifiques, comme des responsables titrisation, une expérience en corporate finance peut être exigée. Bien entendu, tous les trésoriers sont au minimum bilingues anglais.

Dans les grosses structures, les salaires sont composés d’un fixe de 65-70 K€ en moyenne pour un N-2 de 70-80 K€ pour un N-1 et de 120-150 K€ pour un directeur de la trésorerie et du financement. Attention, les bonus sont sans comparaison avec ceux pratiqués dans la banque : ils plafonnent en moyenne à 10% sur objectifs atteints.

Katia Teodorov

* www.eurofinance.com

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