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Natixis : s’accrocher à son job, à tout prix ?

Le 10 juillet, la justice décidera de bloquer ou non le plan social de la banque d’affaires, qui prévoit 850 suppressions de postes en France. Ceci après avoir examiné le recours du comité central d’entreprise (CCE) de la banque. Selon lui, le plan est contraire à un accord signé par la direction le 27 mai 2007, garantissant des effectifs constants jusqu’à fin 2009.

L’entreprise a surgonflé l’impact des subprimes, a dénoncé Me Roger Koskas, avocat du CCE. La banque a fait le choix du passage en force. Selon Me Franceline Lepany, défenseur de la CFDT, la direction a elle-même admis, lors d’une assemblée d’actionnaire, qu’un tel plan aurait eu lieu même sans la crise . Certes, mais la décision de faire appel à la justice est-elle bien sage ?

Dans le cas de Natixis (et des autres banques à venir), il faut licencier pour maintenir la solvabilité (et tenter d’endiguer le risque systémique). Par contre, le CE devrait entamer des procédures juridiques à l’encontre de ceux qui se sont offerts des Ferrari et des maisons à Saint-Barth , commentait récemment un lecteur du figaro.fr sur ce sujet.

En interne, tout le monde ne soutient pas l’action du CCE en justice, argumentant que le plan aura lieu quoi qu’il arrive et que les syndicats se battent plus sur la forme que sur le fonds. Au contraire, les salariés ont tout à gagner d’une victoire du CCE, ils pourront ainsi obtenir de meilleures conditions de départ , nous a défendu un salarié.

commentaires (4)

Comments
  1. Encore un bel exemple du réglementarisme à la française.
    Allez essayer d’expliquer ici, à Londres, qu’un employeur ne puisse pas licencier pour raison économique, on risque de trouver ca très drôle.

  2. En même temps si Natixis a été assez bête pour signer ce type d’accord alors qu’il prévoyait un plan social même sans la crise, c’est tant pis pour eux.

  3. ok c un peu procédurier. En même temps, si j’étais chez Natixis, je serais bien content que le CEE se démène pour m’obtenir de meilleures conditions de départs. On dirait que la direction a voulu torcher ça rapidos : on vire, circulez, y’a plus rien à voir. Ce qi serait intéressant, c’est bien sur d’avoir l’avis des gens de Natixis…

  4. Autant j’approuve ce plan social tant pour la nécessité qui l’anime autant on peux comprendre le syndicat qui veut obtenir de meilleurs conditions.

    C’est encore un exemple flagrant de l’immobilisme et d’un syndicalisme exacerbé qui règnent dans nos entreprises, et même dans les plus internationales.

    Cependant, quand on travaille dans une BFI et plus généralement dans la finance, n’acceptons nous pas justement ce que j’appelerai excessivement la “précarité ou l’instabilité de l’emploi” ceux-ci dépendant tant bien de nos performances que celles de la banque…?

    Ne disons pas qu’on nous avait pas prévenu…

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