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Gestion actif-passif vs. gestion de portefeuille : les métiers forts des compagnies d’Assurance

Plutôt rationnel ou au contraire enclin à vous laisser parfois guider par vos intuitions, si vous avez décidé de faire carrière dans la finance, les métiers de l’Assurance vous ouvrent suffisamment d’alternatives. Dans le premier cas, le métier de gestionnaire actif-passif, en fort développement peut vous séduire. Dans le second, la fonction de gestionnaire de portefeuille, plus classique, n’est pas promise à un moins bel avenir, même si les recrutements y sont moins fréquents.

L’un ne va pas sans l’autre au sein des compagnies d’Assurance. Les résultats des travaux du gestionnaire actif-passif encadrent, quand ils ne contraignent pas, les décisions des gestionnaires de portefeuille. Autrement dit, avant d’investir l’argent des assurés, les gérants d’actifs reçoivent des directives de la direction financière à laquelle sont directement rattachés les actuaires, profil idéal du gestionnaire actif-passif.

Un diplôme de l’Insead vous ouvrira donc les portes d’un tel poste, néanmoins accessible aux formations plus généralistes telles que celles dispensées par les écoles de commerce ou d’ingénieur avec option finance.

Evolution de l’ALM

Sa mission : analyser les engagements de la société d’assurance induits par son activité commerciale et ses résultats techniques, pour identifier la sensibilité de la compagnie à l’ensemble des risques. Puis, suivre les comptes d’actif et de passif (démographie notamment) dans le cadre de la gestion globale du bilan, dans le but de définir la stratégie financière la plus adaptée. Il y a encore quelques années, le comité Asset-Liabilities Management était une pure fonction de contrôle. L’enjeu de la maîtrise des risques est devenu tel que ce comité s’est aujourd’hui rapproché de la salle des marchés , témoigne-t-on chez AXA.

Face à la diversité des actifs à gérer (Assurance-vie, assurance IARD, etc.), il faut à la fois faire preuve d’une grande froideur de raisonnement, tout en étant créatif. En bref, il faut avoir les atouts d’un fin stratège ainsi qu’une certaine maturité dans la mesure où les résultats des analyses doivent faire l’objet de préconisations auprès du comité ALM souvent présidé par le directeur général.

Selon l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance : la pertinence des choix et la performance des résultats, ainsi que la vision macroéconomique de l’entreprise acquise, sont autant de leviers qui favorisent une évolution vers l’audit, l’investissement ou encore des postes à plus forte responsabilité de la direction financière . En termes de rémunération, le salaire fixe constitue de loin l’essentiel : 40 000 euros pour un junior en moyenne, auquel peut s’ajouter un bonus généralement plafonné à 10 000 euros. Doublez ces chiffres pour un gestionnaire actif-passif confirmé (plus de 3 ans d’expérience).

Goût du risque calculé

Plus en aval de la direction financière, les gestionnaires de portefeuille mettent en ceuvre les grandes décisions. Leur revient notamment le choix des titres ou fonds d’investissement, au sein de leur classe d’actifs – actions ou obligations. Là encore, une forte capacité d’analyse et de synthèse est requise. Toutefois, exposé à des situations potentiellement très stressantes, les gérants doivent faire preuve d’une grande maîtrise de leurs nerfs.

Traditionnellement investisseurs dans la pierre, les compagnies d’assurance dédient 30 % de leur force de gestion d’actifs à l’investissement immobilier ou la gestion immobilière.

Les statistiques de l’Observatoire mettent en avant un point intéressant. Si 40 % des gestionnaires d’actifs ont un diplôme supérieur à la maîtrise, quasiment 30 % n’ont pas dépassé le niveau Bac.

Autant les gestionnaires actif-passif peuvent viser les postes de gestionnaires de portefeuille, plus rémunérateurs, autant l’inverse est rare. Au contraire, l’évolution naturelle d’un gérant d’actif se situe au niveau de la direction commerciale. En effet, il est amené à participer de plus en plus souvent aux actions commerciales en vue de vendre les fonds maison ou de monter des fonds dédiés.

Tendances à l’embauche

Pour ce métier dont la performance est directement mesurable, la partie variable est nettement plus importante, constituant souvent jusqu’à 50 % du salaire fixe, lequel oscille entre 40 000 et 70 000 € selon le niveau d’expérience du gérant.

En terme de tendance, le métier de gestionnaire actif-passif a davantage le vent en poupe, même s’il s’agit d’un marché plus restreint, les équipes étant par nature plus ramassées que celles des gérants d’actifs. Paradoxalement, si le marché de la gestion d’actifs est très dynamique, il profite peu au recrutement dans la mesure où les opérations n’augmentent pas aussi vite que les volumes.

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