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L’analyse sell-side, un marché actif ? Oui, pour les seniors…

Le petit monde de la recherche equity s’est remis en mouvement. Les analystes sont très demandés. Les équipes avaient été taillées fin 2008 et l’embauche a commencé à reprendre fin 2009, témoigne Paul Hammond du cabinet de chasse spécialisé Hammond Partners à Londres.

Et, selon Financial News, le marché de l’emploi dans ce secteur n’a pas fini de s’animer, malgré une hausse encore timide des volumes de trading sur les actions européennes. RBS, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank et Morgan Stanley figurent parmi les recruteurs actifs à Londres.

Un marché surtout d’experts voire de stars

Si vous avez des analystes considérés comme indépendants et de très bon niveau par à la fois les institutionnels et les corporates, cela peut, en soi, aider à générer du business pour la banque d’investissement, explique Sam Dean, co-directeur ECM chez Barclays Capital, cité par le journal.

Pour les employeurs, il est donc fondamental d’avoir une bonne équipe en place. Il en va aussi de leur image de marque. D’où l’élitisme du secteur, particulièrement friand des classements. Les Français ont globalement une bonne réputation sur le marché londonien, avec une certaine visibilité dans des secteurs comme le luxe ou l’industrie. Des analystes comme Arnaud Pinatel et Nicolas Godet spécialistes Construction/Infrastructure chez Exane BNP Paribas jouissent d’une excellente réputation, nous confie un chasseur londonien.

Dans le classement 2010 des responsables de la recherche equity, réalisé par le cabinet Sammons Associate, figurent ainsi trois français:Vincent Laurencin (Exane) à la 8ème place ; Fabrice Theveneau (SG) à la 10ème place ; et Laurent Poinsot (Cheuvreux) à la17ème place.

Fortes disparités dans les rémunérations

Les experts reconnus sont à nouveau beaucoup chassés par des établissements basés à Londres et à Paris, soit pour renforcer des secteurs Banque, Energie, Utilities… soit pour remplacer les partants , témoigne Vally Colli, associée au sein du cabinet de chasse Vendôme Associés. On parle ici d’experts avec une connaissance pointue d’un secteur, soit une expérience d’au minimum 7/8 ans.

La tension sur ce marché d’experts amène de fortes disparités dans les rémunérations. Le salaire d’un analyste sell-side avec 10 à 15 d’expérience, impliqué dans l’activité marketing, se situe entre 120 et 140K euros à Paris, avec un variable qui peut doubler cette somme. A Londres, les fixes sont de 30% à 50% supérieurs.

Tout le monde parle à tout le monde

A Paris, les brokers fonctionnent également en mode défensif. Chacun dresse un état des lieux, short-liste des candidats, pour faire face à d’éventuels départs ou à une hausse des budgets de recrutement. Tout le monde parle à tout le monde sans qu’il n’y ait nécessairement possibilité ou volonté de recrutement à court terme , poursuit Vally Colli.

Anne de La Rochebrochard, directrice associée du pôle Banque chez Robert Walters, est plus mesurée:Le marché parisien est très restreint et les équipes connaissent aujourd’hui peu de démissions. Les recrutements se font donc de manière épisodique et ne concerne que des profils très seniors.

Signe encourageant, constaté par les recruteurs parisiens et symptomatique d’un marché qui se remet en mouvement:le jeu de chaises musicales à Paris sur les postes de sales cash action, principalement animé par les banques étrangères, parmi lesquelles UBS et Morgan Stanley.

commentaires (2)

Comments
  1. SG management team 10è quelle blague!

  2. Pourquoi cette remarque??

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