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Comment un étudiant américain a ruiné sa carrière en banque d’investissement avant même d’avoir commencé

Si vous travaillez à Wall Street, vous avez probablement entendu parler de cette affaire, même si elle n’est pas très encore très connue de ce côté-ci de l’Atlantique. Il s’agit en fait d’un étudiant qui, d’après ce que l’on sait, vient de l’Université du Texas, Austin. Comme beaucoup d’autres étudiants en premier cycle, il s’imaginait travailler en banque d’investissement. Toutefois, contrairement à ses pairs, il en était tellement persuadé qu’il a falsifié des courriels pour augmenter ses chances d’être retenu.

Il est accusé d’avoir inventé le mail bidon suivant, comprenant son envoi à une recruteuse (fabriquée de toute pièce) de chez Bank of America, et la réponse de cette dernière.

De: XXX

Sent: jeudi 20 août 2009 4:28 PM

Pour: Park, Diana

Objet: Bank of America, Merrill Lynch Interviews

Mme Park,

Je voulais juste savoir où en était mon processus de recrutement suite aux entretiens que j’ai passés chez Bank of America Merrill Lynch. Merci de me faire un retour par mail dès que vous le pourrez. Merci pour toute votre aide.

Cordialement,

XXX

Business Honors Program & Finance

Economics Honors & Advertising Honors

McCombs School of Business

Université du Texas à Austin

Email: xxxxx

Cell: xxxxx.

De: Park, Diana

Sent: Friday, août 21, 2009 3:36 pm

À: XXX

Objet: RE: Bank of America, Merrill Lynch Interviews

Bonjour,

Tout le monde a été très impressionné par vos entretiens aujourd’hui. Nous sommes ravis de vous faire parvenir officiellement une offre pour rejoindre Bank of Ameria Merrill Lynch en tant qu’analyste pour l’été prochain. Vous recevrez très prochainement par mail la documentation à signer. Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas à m’envoyer un mail. Encore une fois, félicitations et nous nous réjouissons de vous compter parmi nous l’année prochaine.

Bien à vous,

Diana

Il a utilisé cette ruse pour accroître ses chances de travailler pour Morgan Stanley, avec qui il avait également un entretien. Malheureusement, Morgan Stanley a repéré l’erreur (probablement en raison de la faute d’orthographe Bank of Ameria), et a contacté la BofA qui a révélé qu’ils n’avaient jamais proposé d’offre à ce candidat . Il est également apparu qu’il avait dit à la Bank of America qu’il allait passer le second round d’entretiens chez Morgan Stanley, même s’il n’avait seulement eu qu’un entretien téléphonique préliminaire.

Cet étudiant est désormais aussi connu que Alex Vayner, et, selon Dealbreaker, il aurait déjà été mis à l’index par les sociétés suivantes :

Bank of America Merrill Lynch

UBS

Citi

Goldman Sachs

Morgan Stanley

JPMorgan

Credit Suisse

Lazard

Global Tiger

Soros Fund Management

Raymond James

RBS Greenwich Capital

Tudor Investment Corp

Blackstone

Calyon

Blackrock

TCR Capital Group

Bain & Co

BNP Paribas

Perry Capital

Oppenheimer & Co.

ESL

Citadelle

BarCap

Deutsche Bank

SMH Capital

Neuberger Berman

Goldman Sachs JBWere

Bridgewater Associates

commentaires (3)

Comments
  1. il n’a plus qu a monter sa propre boite, peut etre est ce la chance de sa vie !!

  2. Moi, je l’embauche direct… çà, c’est un stratège qui en veut !

  3. Moi je n’y vois qu’un bon truc et astuce.
    Le tout est qu’il ne mente pas sur ses expériences et compétences.
    Dans mes recrutements c’est rédhibitoire.
    Qui parmi nous n’a pas connu les longues enfumades des cabinets de recrut. et des sociétés sur des postes de responsable où vous n’êtes responsable que de vous même, de sociétés à forte rémunération où l’essentiel du business réel vous échappe .. ainsi que votre rémunération. De champs d’activités loin des promesses réelles, de postes en conflit avec d’autres lignes métiers…. Les plus gros arnaqueurs étant le plus souvent les Asset Managers et les banques privées…mais les banques classiques ne sont pas loin derrière. Les sites d’emploi sont remplis de postes d’assistant ou de “product manager” qui ne sont que des rôles de sousfifre déguisés sans évolution réelle.
    Alors les bidouillages de l’étudiant cité sont plus une marque de malice qu’une escroquerie même intellectuelle. On ne reproche pas à un client de mentir à un sales quand il le pipeaute sur un “best price” ailleurs ou sur le choix d’un concurrent. On ne met pas au pilori un employeur qui ment systématiquement .. et chacun les connait.

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