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Pourquoi vous n’avez toujours pas été chassé

C’est l’époque de l’année propice à être chassé. Si cela ne vous est pas encore arrivé, et que c’est bien votre souhait, il y a probablement quelque chose qui cloche… Voilà quelques raisons pour lesquelles vous n’avez pas été dans le radar des chasseurs.

A l’inverse, si vous tenez à tout prix à éviter le déluge d’appels de ces derniers, les points listés ci-dessous servent de guide à l’envers.

1) Vous n’êtes sur la base de données de personne

Pour commencer, si vous êtes analyste junior ou associate, vous avez peu de chance d’être contacté par un chasseur. A ce niveau, la plupart des recruteurs opèrent par pure contingence. Des recherchent ont bien lieu, mais l’opacité de ce marché laisse suggérer que les cabinets contactent les professionnels qui sont déjà sur leur base de données.

Des compagnies comme Cornell Partnership, basé à La City, ont des programmes et services dédiés aux jeunes diplômés qui se destinent à l’industrie financière, parallèlement aux services proposés aux analystes et associates expérimentés. Candidater pour de tels programmes via ce type de cabinet permet de figurer sur leur database. Et donc d’augmenter ses chances d’être contacté plus tard dans votre carrière.

2) Aucun de vos collègues n’a mentionné votre nom

Tous les chasseurs de têtes le disent : 80-90% des personnes qu’ils placent leur ont été recommandés ou mentionnés au cours de discussions avec des professionnels du secteur. Si vos collègues ne mentionnent pas votre nom, vous ne serez donc probablement pas approché.

Généralement, les personnes à qui l’on parle disent qu’il y a une ou deux personnes vraiment compétentes dans leur équipe, le reste n’étant pas à la hauteur, confie un chasseur spécialisé sur le marché du private equity. Et c’est comme ça que je repars avec le nom des bonnes personnes. Bien réseauter et être apprécié au sein de votre entreprise est une condition pour être chassé .

3 – Vous avez opéré une transition professionnelle radicale

La plupart des chasseurs travaillent de manière sectorielle ou géographique. Les grands cabinets d’envergure internationale sont certes en mesure de suivre votre parcours lorsque vous partez travailler à l’étranger. Mais quand il s’agit de mobilité sectorielle, l’équation est plus compliquée, en particulier si vous venez d’un autre horizon que la finance ou si vous passez du sell-side au buy-side (et vice versa). Dans ce cas, à vous de travailler sur votre visibilité.

4 – Votre profil et coordonnées ne sont pas actualisés

De même qu’ils adorent chatter avec leurs collègues, les chasseurs passent beaucoup de temps à rôder sur les réseaux sociaux type Linkedin ou encore les réseaux professionnels comme Bloomberg ou encore la FSA pour ceux qui travaillent à Londres.

Si vos coordonnées ne sont pas régulièrement actualisées sur ces sites, vos chances d’être pisté se réduisent sérieusement.

Mieux, à chaque fois que vous changez de poste, essayez de faire en sorte qu’un communiqué de presse soit publié à l’occasion de votre nouvelle nomination ou que, d’une manière ou d’une autre, la nouvelle arrive jusqu’aux oreilles d’un journaliste.

5- Difficile de vous mettre la main dessus

Certains chasseurs se montrent persévérants mais beaucoup préfèrent une cueillette à portée de main. Si vous répondez rarement à votre téléphone et que vous ne donnez jamais votre numéro de portable à personne, ne soyez pas étonné que les chasseurs sollicitent vos collègues plutôt que vous.

6 – Vous êtes sans emploi

A moins d’être une personnalité reconnue, partie en bons termes avec votre employeur, il est peu probable que les chasseurs vous poursuivent alors que vous êtes tranquillement en train de tondre la pelouse de votre jardin. Cela s’explique en partie parce que les banques préfèrent généralement débaucher directement, mais aussi parce qu’il s’avère plus difficile de jauger de votre calibre quand vous n’êtes plus actif dans votre secteur.

Il est vraiment difficile d’obtenir des informations crédibles de la part de personnes qui ne sont plus sur le marché, témoigne un chasseur. Beaucoup de banquiers se montrent généreux à l’égard d’anciens collègues qui ont perdu leur job en vous donnant leur nom. Du coup, c’est compliqué de savoir s’ils ne le font pas par pure compassion .

7 – Vous n’êtes pas très bon

Tous les chasseurs contactés sont unanimes sur ce point : si quelqu’un est bon, ils en entendront forcément parler. Les bons sont toujours de bons chasseurs, explique l’un. Ils savent comment être trouvé .

commentaires (4)

Comments
  1. 8 – Les chasseurs de têtes sont globalement trés mauvais.

  2. Pour pas recevoir un seul coup de fil, faut quand meme sacrement le faire… C’est bien plus dur de ne pas se faire appeller que de se faire harceler.

  3. Je ne suis pas un grand fan des chasseurs de têtes . C’est un peu un nom passe-partout où les niveaux de compétences sont très disparates.

  4. @Rohan Bobysson:
    pfff…y en a qui aiment se faire mousser
    Trop duuur de ne pas se faire harceler….c’est pathétique

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