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Une journée avec John Eade, responsable de la recherche pour les actions américaines

06h00 Le plus souvent, je suis debout vers 6h00. Je prends un petit déjeuner, je prépare mon déjeuner pour midi et je quitte la maison à 6h30. On peut éviter normalement les embouteillages dans New-York en partant tôt !

07h30 En recherche, le plus important est d’anticiper plutôt que de réagir après coup ; c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’essaie toujours d’arriver tôt au bureau. Chaque matin, je consacre une demi-heure à passer en revue le marché obligataire et à lire les dernières nouvelles internationales et les grands titres.

Nous commençons également la matinée par rédiger deux compte-rendus pour nos clients. Ce qui veut dire passer en revue les fluctuations d’une centaine d’actions, identifier les plus fortes varations et en expliquer les raisons.

Nous envoyons ces deux compte-rendus avant l’ouverture des marchés; les premières heures de la journée sont donc assez intenses.

09h00 Une fois que nous avons bien envoyé et distribué les compte-rendus, la journée pend une toute autre tournure. Chaque semaine, nous avons généralement quatre ou cinq rendez-vous clients; aujourd’hui, nous rencontrons deux clients d’une importante société de courtage.

Ils veulent des informations sur notre site internet, nos méthodes de recherche et certaines de nos prévisions économiques. Ils peuvent utiliser notre recherche pour leur clientèle de fonds institutionnels ou d’investisseurs particuliers.

Nos clients sont des sociétés de courtage pour les particuliers et des investiseurs institutionnels et le reste des courtiers . Nous proposons à chacun différents types de services; nous passons donc la matinée à présenter notre offre.

13h00 C’est l’heure du déjeuner. Généralement, je reste au bureau.

13h30 Après la pause déjeuner, je consacre une heure à l’Investorside Research Association. Je fais partie du comité d’adhésion, j’accepte ou refuse les dossiers de candidature pour devenir membre venant du monde entier.

Nous avons une procédure très stricte. Les sociétés candidates doivent d’abord attester qu’elles n’ont aucun lien avec des banques d’investissement, puis nous étudions leurs recherches et les erreurs qu’elles ont pu commettre; enfin, nous examinons comment elles commercialisent leurs recherches. Nous refusons les sociétés qui ont passé des accords, même occasionnels, avec des banques d’investissement.

Investorside reçoit généralement au moins deux nouvelles candidatures par semaine. L’an dernier, il n’y avait que deux membres, Argus et Precursor; cette année, il y en a 41.

14h30 Mes journées sont souvent interrompues par des appels, le plus souvent de clients, mais également de la presse. Nous différencions notre recherche par la qualité de notre relation client.

Nous leur permettons d’appeler nos analystes ou nos responsable de recherche à n’importe quel moment pour obtenir des informations supplémentaires ou des recommandations sur des problèmes d’investissements. En tant que directeur de recherche, je suis censé avoir un avis à peu près sur tout.

J’ai récemment discuté avec des clients à propos d’actions qui pourraient être fortement influencées par des événements importants, le nouveau plan de retraite de Ford Motor Company et les tendances du prix du nickel.

15h00 Je fais partie du comité d’investissement chez Argus. Nous nous réunissons avec les analystes une à deux fois par semaine pour approuver ou non les changements de leurs recommandations.

Les analystes sont les experts et je suis généralement d’accord avec leurs décisions; mais, lorsque j’ai des doutes, je leur demande vraiment de justifier leurs décisions. Cela fait partie de nos procédures pour nous assurer que nos produits – essentiellement nos opinions – sont élaborés à partir de techniques de qualité et sans conflits d’intérêts.

Par ailleurs pour renforcer notre sytème de contrôle, nous ne recrutons que des analystes hautement qualifiés (plus des deux tiers sont des diplômés du supérieur), nous leur offrons une formation pour les examens du CFA (Chartered Financial Analyst) et nous les décourageons d’entretenir des contacts trop étroits avec les sociétés dont ils s’occupent.

Les analystes n’ont pas le droit de recevoir des cadeaux en nature de la part des entreprises. On leur interdit également de soumettre leurs conclusions aux sociétés pour dernière validation.

16h00 Nous passons les dernières heures de la journée avec une équipe d’analystes qui s’occupe d’élargir notre couverture des actions américaines. C’est un processus laborieux, nous passons en revue les résultats financiers des sociétés concernées et établissons des bilans mais cela en vaut la peine.

Nous couvrons actuellement environ 350 titres, et nous allons bientôt en couvrir 500. Nous serons mieux placés pour fournir une recherche indépendante aux grandes banques, qui couvrent en général entre 700 et 1 200 titres.

Nous voyons plus loin: l’accord Spitzer, même s’il n’a pas encore été finalisé, devrait obliger chaque banque à acheter de la recherche indépendante.

17h00 Je quitte habituellement le bureau entre 17h et 18h. Je rentre directement à la maison, pour retrouver mes trois enfants, âgés de huit, cinq et deux ans, avant qu’ils n’aillent au lit. Une fois qu’ils sont couchés, je sors souvent faire un jogging.

Je ramène souvent du travail à la maison et je travaille à mon ordinateur une heure environ, vers 22h. Le week-end, j’essaie de déconnecter. Je fais du vélo et j’entraîne les équipes de foot et de baseball des enfants.

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