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Qui dit capital investissement dit Axa Private Equity !

Ces dernières semaines, il n’y en a eu que pour elle. Axa PE, fer de lance de la reprise dans le capital investissement, est au four et au moulin.

Profitant du mouvement de désengagement des banques dans le secteur, la filiale d’Axa Investment Managers a annoncé coup sur coup l’acquisition des activités de capital investissement de Natixis pour 534 millions d’euros, le rachat d’un portefeuille de fonds LBO de Bank of America d’une valeur d’environ 1,42 milliard d’euros, sans oublier la négociation du rachat des activités de KBC dans le secteur, soit 300 millions d’euros.

Parallèlement, la société, qui dispose de 7 milliards de dollars de cash, multiplie les opérations. Après le marché GSM-R de télécommunication ferroviaire et le contrat de la ligne TGV Tours-Bordeaux, remportés dans les deux cas avec Vinci, la filiale de l’assureur a jeté son dévolu sur Go Voyages, grillant sur ce deal les fonds Permira et Carlyle.

Excellente réputation

Axa PE figure parmi les acteurs qui comptent sur Paris, tout comme Apax ou encore Barclays PE, pour ne citer qu’eux. Mais la capacité de frappe d’Axa devrait certainement accroitre son aura auprès des professionnels du secteur. Sur le marché parisien, qui compte entre 2.000 et 2.500 personnes, Axa PE a une excellente réputation, à la fois en termes de professionnalisme et d’ambiance et grâce à la diversité de ses fonds, confirme Sylvain Dorget, consultant spécialisé au sein du cabinet Vendôme Associés.

Avec 25 milliards d’euros d’actifs sous gestion, 235 collaborateurs et 8 bureaux dans le monde, Axa PE joue dans la cour des plus gros fonds mondiaux et s’impose en France comme l’un des “gagnants” de la crise, résumait récemment le Figaro. La crise a en effet davantage affecté ses concurrents, en particulier PAI.

Victime de son succès ?

En outre, la filiale de d’AXA Investment Managers collectionne les récompenses. Elle en est à son 5ème award depuis novembre 2009 !

Attractif, Axa PE l’est toujours resté. Cependant, le gel des embauches chez Axa depuis un certain temps a dissuadé certains candidats de postuler, nuance Sylvain Dorget.

Axa PE n’a pas souhaité donné d’éléments sur son recrutement. Par l’intermédiaire de son agence de relations publiques, la société nous a fait savoir que les équipes étaient en place et que l’embauche se limitait à répondre au turnover, et qu’accessoirement ils souhaitaient éviter le déluge de CV…

La forte attractivité exercée auprès des candidats est d’ailleurs devenue un problème pour le secteur. Tout le monde veut faire ce métier, les recruteurs reçoivent pléthore de candidatures, d’horizons parfois lointains. Or le métier est protéiforme avec des composantes évidemment financière, mais aussi juridique et humaine très forte. Même pour embaucher un junior, on va beaucoup plus loin que la seule validation des compétences et de la motivation, témoigne Sylvain Dorget.

Les vannes du recrutement s’entrouvrent à nouveau dans le secteur

La crise n’a fait qu’accentuer ce phénomène, les processus d’embauche prenant rarement moins de 6 moins. Le candidat a nécessairement besoin d’être vu et approuvé par l’ensemble des membres de l’équipe, de manière à s’assurer que sa personnalité complémente la culture d’entreprise.

La bonne nouvelle? La crise n’a pas entraîné la casse que certains prédisaient. En outre, le secteur sort de son apathie. Le recrutement reprend doucement, surtout pour les sociétés qui ne traînent pas de casseroles et sont en mesure de lever des fonds. La priorité est donnée aux personnes qui ont déjà une première expérience dans le secteur, à des postes de chargé d’affaires ou de directeur.

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