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Testeur : un métier démodé pourtant incontournable

SSII et grandes banques veulent redorer le blason de ce métier, largement boudé et pourtant vital pour garantir la qualité des logiciels.

Nous sommes engagés dans une croisade pour mieux faire connaître les métiers des tests. Nous développons une filière métier dans le domaine du test et de la qualification logicielle , indique Dominique Duflo, DRH de Sogeti, société de services informatiques. Objectif de la démarche : former des ingénieurs spécialisés dans les méthodes et outils dédiés aux tests des logiciels développés pour le client. L’enjeu est particulièrement important. L’utilisateur final, les banques par exemple, ne supporte plus les bugs et autres imperfections qui, par ailleurs, coûtent extrêmement cher à corriger a posteriori.

Spécialistes métier et spécialistes techniques

Nous avons développé une usine pour les tests unitaires, d’intégration et de pré-production et les tests de recette fonctionnels , affirme de son côté Philippe Blin, directeur des systèmes d’information de la Banque Postale.

Voilà donc les deux grands volets complémentaires et indispensables de cette fonction de tests. D’un côté des spécialistes métier vérifient que les fonctionnalités du nouveau logiciel correspondent bien au cahier des charges. De l’autre, des spécialistes techniques vérifient le bon fonctionnement de chaque programme (test unitaire), d’un ensemble de modules (intégration) et de l’ensemble du logiciel (pré-production) sur les plates-formes techniques cibles.

Revaloriser ces fonctions

Si ces métiers existent depuis la naissance de l’informatique, ils ont toujours été mal considérés. Or, l’exigence de qualité les rend incontournables. La revalorisation de ces fonctions devient donc cruciale, en particulier chez les grands comptes de la banque finances où toute erreur informatique peut avoir des effets désastreux. Sans compter que de gigantesques usines de tests ont fleuri ces dernières années, notamment en Inde.

Pour attirer les jeunes, il faut impérativement leur garantir une mobilité au bout de 2 ou 3 ans, en fonction de l’âge. En revanche, ils comprennent rapidement que la mobilité sur les métiers de l’informatique enrichie leur parcours , veut rassurer Philippe Blin.

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