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OPINION : Comment expliquer un trou dans votre CV

Les affaires reprennent, ce qui est une bonne nouvelle pour tous ceux d’entre nous qui profitons actuellement d’un temps de loisirs prolongé (surtout lorsque la météo se dégrade et que nous restons bien au chaud pendant la journée). Le revers de la médaille, c’est bien entendu la nécessité d’expliquer pourquoi notre CV ressemble à un gruyère.

De bien des façons, nous sommes très chanceux. Une petite explication s’impose : du fait d’une importante couverture médiatique, la plupart des gens en poste ne sont que trop conscients à quel point ils ont failli eux aussi se retrouver sur le carreau. Toutefois, comme le temps passe et que d’autres personnes ont trouvé du travail, pourquoi seriez-vous toujours en phase de recherche ?

Eh bien…

Jouez la carte de l’honnêteté :

Il pourrait être tentant de dire que vous avez passé les derniers mois à vous remettre d’une méchante maladie tropicale, mais la vérité finit généralement par se savoir, en particulier si vous vous contredisez.

Si l’entreprise pour laquelle vous travailliez a cessé son activité, il sera plus facile de vous vendre. Être malchanceux est plus acceptable que de se faire remarquer. Ainsi, veillez à ne pas apparaître comme quelqu’un d’amer, évitez de faire des remontrances ou des comparaisons vis-à-vis de personnes qui sont encore en poste.

Faites-vous désirer :

Une fois que vous avez abordé votre licenciement, vous devez expliquer pourquoi vous n’avez pas réussi à trouver un nouvel emploi. La bonne réponse consiste à dire que vous n’avez pas trouvé le poste adéquat . Cela donne l’impression que vous avez eu des offres, mais que vous les avez déclinées.

Mentionnez des institutions plutôt que des fonctions et insistez sur l’importance que vous accordez au fait de trouver le poste adéquat (soyez précis quant à la définition de ce dernier).

Parlez de temps mis à profit :

N’avouez pas que vous avez passé de longues journées à végéter devant la télévision. Un travail caritatif durant votre break professionnel fait un peu un cliché (sans compter qu’il faudra l’avoir réellement fait).

Une meilleure solution consiste à dire que vous avez passé du temps avec vos enfants : les aider à faire leur devoir, les accompagner à l’école… bref, profiter de votre temps libre pour resserrer les liens familiaux est un argument qui fonctionne toujours assez bien, mais prenez garde cependant à ce que cela ne signifie pas que votre petite famille va s’écrouler sans votre engagement auprès d’elle au quotidien.

Si vous n’avez pas d’enfants, vous pouvez toujours choisir une autre solution, à savoir le renforcement de vos compétences, si possible grâce à une formation en relation avec votre future carrière. Prudence néanmoins : une formation à temps partiel pourra être considérée comme une menace pour votre capacité future à vous engager dans un nouvel emploi. Si vous avez besoin de quelque chose d’un peu moins consistant, vous trouverez beaucoup de choses sur Internet, notamment des cours d’auto-formation sur des sites comme investopedia.com qui peuvent vous aider à combler une lacune et faire bonne impression.

À défaut de tout cela, vous pouvez également opter pour la technique qui consiste à partir du début de votre carrière qui se trouve à la fin de votre CV pour remonter jusqu’au présent. Après tout, de nombreux entretiens commencent par Et si vous me parliez de votre carrière jusqu’à aujourd’hui… .
Vous pouvez exploiter cette situation en mettant l’accent sur les fonctions que vous avez occupées, et en commençant par le commencement. En supposant que les recruteurs ont réservé la salle pour une heure et qu’ils doivent respecter des contraintes horaires, vous pourrez alors consacrer cinq minutes seulement pour parler de votre licenciement et de ce que vous avez fait – ou pas – depuis que vous êtes sans emploi.

commentaires (5)

Comments
  1. dans notre banque on a engage un gars qui avait un trou de deux ans dans son cv
    il y a toujours de l’espoir meme si la finance n’est pas un secteur a conseiller aux jeunes dans le cas de la seconde grande depression mondiale actuelle (qui sera suivie d’une guerre comme Mrs Attali et Dumas l’ont signale recemment). mes grands parents, riches a l’origine, etaient agents de change et on ete lamines par la crise de 1933 et la debacle de l’armee francaise (sujet encore tabou car les responsables n’ont jamais ete punis) qui a suivi en 1940. j’ai vu recemment une emission sur histoire qui demontre la responsabilite ecrasante du haut commandement militaire francais

  2. Emmanuel tu ne penses pas être un peu hors sujet là?

  3. @Emmanuel : si tes grands parents avaient agit en bons “pères de famille”, ils auraient mis leur argent en sécurité en Suisse…

  4. Article intéressant mais loin d’être complet : il donne des pistes pour une situation et pas son contraire (en supposant que tout est blanc ou noir).
    Dans le tas des critiques que j’ai à faire, voici la plus importante (à mes yeux) “si votre entreprise a cessé son activité, [dites-vous], vous avez plus de chance …” OK, merci pour ceux dont la boîte a fermé. Et les autres (soit la grande majorité)? par exemple les graduates de l’an dernier ? Et si la boîte n’a pas fermé et qu’elle souhaite seulement s’alléger financièrement ? Je ne trouve pas cela très fair.

  5. Ces conseils sont utiles mais j’ai deux objections et une petite observation.

    En 2005 j’ai été licenciée dans le cadre d’un licenciement economique deguisé, j’ai decidé de mettre a profit ce licenciement pour reprendre mes etudes entre 2005 et 2007. Cette experience est dans le premier “pavé” de mon CV mais invariablement des recruteurs me demandent “Mais qu’avait vous fait entre 2005 et 2007?” Curieux non ?

    ma deuxieme objection est que se passe t’il quand vous avez quitté votre employeur, pour harcelement, mauvaise ambiance etc.;et que ca devient si insupportable que vous ne pouvez rester ? doit on dire pourquoi on est parti ou avez vous une parade pour expliquer un départ volontaire ?

    Enfin dernier point qui n’a rien a voir avec ce sujet, Emmanuel, je vous envie, je ne saurais trop guere vous conseiller d’ecrire un livre sur vos grands parents agents de change…car pour les plus jeunes d’entres vous qui ne connaissent pas ce metier ils ne sont que les ancetres des BFI, sociétés de bourses et autres que vous connaissez aujourd’hui…Emmanuel, en ecrivant ce livre vous pourrez perpetuer leur memoire, et donner des informations sur un metier aujourd’hui disparu..

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