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Commodities : la chasse aux profils spécialisés s’accélère

L’appel d’air sur ces compétences se confirme avec une concurrence accrue entre brokers et distributeurs. Paris reste une place confidentielle.

Chaque semaine, je reçois au minimum un appel d’un chasseur de têtes, nous révèle un risk analyst dans une salle de trading commodities d’un acteur français de l’énergie, basé à Londres. Je sais que d’autres collègues sont dans la même situation. Je n’ai pas cédé pour le moment. Je me donne encore quelques mois pour compléter mon expérience avant de sauter le pas . Ce témoignage, loin d’être isolé, illustre avec force l’actuelle frénésie qui règne sur ce marché étroit du recrutement qu’est la branche trading des commodities, y compris ses fonctions support.

L’appât de la spéculation

Au départ, ce sont des sociétés comme EDF, Gaz de France ou encore BP qui ont développé l’activité de marché sur les commodities pour écouler leurs productions énergétiques. Le secteur existe depuis plus de quinze ans. Devenu extrêmement lucratif, il attire de plus en plus les établissements bancaires, qui recherchent régulièrement des experts. Face à l’insuffisance de collaborateurs spécialisés, qui plus est expérimentés, les banques chassent les talents chez les purs players du secteur.

Nous avons beaucoup de demandes de la part des banques depuis un an et demi. Du coup, les bons profils sont moins disponibles, confirme Patricia Bravin, chasseur de têtes chez FMT Consulting. Cette situation est surtout vraie pour Londres, Genève et la région Asie. Paris est peu concerné car il y a peu d’acteurs .

Le turnover des équipes au sein des compagnies s’accentue et touche maintenant les établissements financiers. Merryll Lynch, JP Morgan ou encore Caylon ont connu d’importants mouvements au début de l’été à cause d’une surenchère sur les salaires et des perspectives intéressantes de carrière , explique notre risk analyst en commodities.

Surenchère sur les salaires

Les salaires entre les compagnies et les établissements financiers peuvent aller du simple au double sur des profils dotés de quelques années d’expérience. Un jeune diplômé d’une grande école, avec à son compte des stages significatifs, peut compter sur 35-40k€ en début de carrière sur un poste de risk analyst. C’est après que l’écart de creuse.

Toutefois, il semblerait que les compagnies aient choisi de ne pas suivre l’euphorie des banques. De même, les promotions internes et les responsabilités s’avèrent plus grandes dans les sociétés financières. Pour autant, les recruteurs restent exigeants sur les critères d’embauche : Bonne connaissance des acteurs et des zones de productions, spécialisation sectorielle, réseau relationnel, bonne culture économique et géopolitique, etc. , énumère Patrica Bravin. Un bon niveau en maths est un pré-requis.

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