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Comment les banques françaises tentent de gérer le stress

À l’heure où France Télécom connaît une vague de suicides sans précédent, le ministre du Travail, Xavier Darcos, va imposer aux entreprises de plus de 1 000 salariés de lancer les négociations sur la prévention du stress au travail d’ici le 1er février 2010. Les banques françaises n’y échapperont pas, d’autant plus qu’un certain nombre d’entre elles comme BNP Paribas, Société Générale ou HSBC, ont été confrontées, ces dernières années, au suicide d’un ou plusieurs salariés sur leur lieu de travail.

En attendant, les banques n’hésitent plus à recourir à des prestataires extérieurs, à l’instar de la Société Générale qui a confié au cabinet Stimulus une étude exploratoire sur le stress. De quoi faire le bonheur des consultants antistress. Jusqu’à maintenant, les entreprises avaient un mal fou à se convaincre que le stress était un vrai sujet. Avec les suicides, ça a changé d’une façon hallucinante. On explose sous la demande , observe le psychiatre Éric Albert, fondateur de l’Ifas, l’un des cabinets pionniers (WK-RH).

Trop de pression du management ?

Il y a certes des éléments personnels mais aussi des raisons récurrentes liées à l’employeur. La logique de rentabilité financière poussée à outrance et la mise en place d’objectifs irréalistes : les suicidés dont nous avons retracé les parcours ont tous subi ces dérives managériales , explique Paul Moreira, coauteur du livre Travailler à en mourir, qui a enquêté sur plusieurs affaires de suicide, notamment dans la banque (Le Parisien.fr).

Un point de vue partagé par de nombreux syndicats, qui pointent du doigt l’industrialisation des métiers de la banque. Le virage remonte au début des années 2000, avec la montée en charge de la financiarisation du secteur. Il faut vendre, vendre, vendre. N’importe quoi, à n’importe qui , explique Hervé Hannoteaux, militant CGT qui anime le groupe de travail stress de la confédération (Eco89).

commentaires (3)

Comments
  1. Autant je defend les banker mais bon a un moment il faut arreter d’abuser. Aucun boulot remunerateur n’est pas stressant. On a rien sans rien…

  2. FT c’est un cas différent, pendant trop longtemps ils se sont tournés les pouces a un point ….alors forcement quand on commence d’avoir une logique de rentabilité les pauvres bichons ils doivent se mettre enfin a travailler et ca fait tout drôle ( dixit un ancien mec qui etait chez FT)

    Le stress il faut apprendre a le gerer….et a mon avis il faut chercher plus loin que la pression au travail pour expliquer les suicides

    Bon je sors avant de me faire lapider

  3. Oui et puis les francaises considerent que le fait que leur job soit easy-going est un du social…

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