Bon à savoir : la Suisse toujours leader mondial de la gestion de fortune

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Vous souhaitez travailler dans la gestion de fortune en Suisse ? Alors vous feriez bien de jeter un petit coup d’œil à la troisième édition du classement des centres de gestion de fortune du cabinet Deloitte qui se penche sur la compétitivité des centres de gestion de fortune privé internationaux et analyse leur volume de marché, leur performance en termes de croissance, leur rentabilité et leur efficacité.

L’environnement économique dans lequel les centres de gestion de fortune internationaux évoluent est de plus en plus difficile. Parmi les priorités, la compétitivité a davantage cédé la place aux capacités des fournisseurs et à la maturité numérique. Entre 2010 et 2017, le volume de marché international et les nouveaux actifs nets ont diminué dans les plus grands centres. A noter enfin que la compétitivité des coûts demeure un défi permanent.

Qu'en est-il de la Suisse ?

Bien que le centre suisse soit le seul parmi les quatre premiers à avoir perdu une partie de son volume de marché international (-5,2% entre 2015 et 2017, selon les estimations), il reste le plus grand avec 1.840 milliards de dollars de volume de marché international. Les caractéristiques concurrentielles du centre sont équilibrées, ce qui lui a permis de surpasser ses concurrents internationaux en augmentant sa marge bénéficiaire de 18,2% entre 2015 et 2017, selon les estimations.

Un bémol toutefois : les banques privées suisses peinent à attirer de nouveaux actifs et à optimiser leur modèle d’entreprise traditionnel en investissant dans l’innovation et l’amélioration de l’expérience client. Un constat qui n'est pas nouveau et pourrait expliquer pourquoi le nombre des banques suisses n'a cessé de diminuer au fil des ans selon une récente étude menée par KPMG.

« Même si le contexte actuel reste source d’incertitudes, l’heure est à nouveau à la croissance », rappelle August Benz, vice-président de l’Association suisse des banquiers (ASB) qui vient de publier sa dernière édition du Baromètre bancaire. « Les chiffres de l’emploi anticipés par les banques incitent eux aussi à l’optimisme puisque, selon notre enquête, environ un tiers d’entre elles tablent sur une amélioration de la situation de l’emploi dès 2018 ». Plutôt rassurant.

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Credit photo : gettyimages

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