Mauvaise nouvelle : un quart des banques privées suisses menacé de disparaître

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Vous travaillez dans le private banking et souhaitez rejoindre une banque privée Suisse ? Mauvaise nouvelle : leur nombre d'entre elles ne cesse de diminuer au fil des ans. Tel est le constat d'une récente étude menée par KPMG en collaboration avec l’Université de Saint-Gall réalisée auprès de 90 institutions (hors Credit Suisse et UBS).

Ainsi, depuis 2010, 56 banques privées suisses ont dû fermer leurs portes. Au cours des 18 derniers mois, 7 d'entre elles ont abandonné leur activité commerciale en Suisse, si bien qu'il ne reste que 107 banques privées actives fin juin 2018. « Cette évolution correspond à un recul de 34% depuis 2010, dû principalement à des raisons structurelles; les banques cherchant à se développer par le biais d’acquisitions », soulignent les auteurs de l'étude.

Au total, 23 des 107 établissements encore en activité présentent toujours des bilans fragiles. « Nous pensons qu'environ une trentaine de banques devrait encore disparaître car elles n'ont pas une stratégie claire et qu'il est trop tard pour changer », précise Christian Hintermann, associé chez KPMG. Cette fragilité persistante laisse à penser que la phase de consolidation du marché n’est pas terminée et que des acquisitions ou des ventes sont à escompter dans les mois ou années à venir.

Des signes d'optimisme

La moitié des banques privées suisses ont encore un long chemin à parcourir – et elles sont encore trop nombreuses à affronter un avenir incertain. Malgré tout, la Suisse, en tant que place financière offshore, se trouve aujourd’hui dans une meilleure position qu’au cours des dix dernières années. Un groupe de banques privées très fortes s’est en effet cristallisé («Strong Performers»), représentant environ un tiers du marché.

« Même si le contexte actuel reste source d’incertitudes, l’heure est à nouveau à la croissance », explique August Benz, vice-président de l’Association suisse des banquiers (ASB) qui vient de publier sa dernière édition du Baromètre bancaire. « Les chiffres de l’emploi anticipés par les banques incitent eux aussi à l’optimisme puisque, selon notre enquête, environ un tiers d’entre elles tablent sur une amélioration de la situation de l’emploi dès 2018 ». Plutôt rassurant.

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Credit photo : pixel_dreams / gettyimages

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