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Suppressions d’emplois : l’exception française ?

Avalanche, cascade, ravage… Quelle que soit la métaphore, la réalité n’en est pas moins brutale. Une nouvelle vague de suppressions d’emplois frappe le monde de la finance. Depuis le début de la semaine, les annonces se succèdent : 650 postes chez Credit Suisse (Les Échos) ; 9 200 emplois au sein de Washington Mutual reprise par J.P. Morgan (e24.fr) ; 5 600 postes chez BayernLB d’ici à 2013 soit 29 % de ses effectifs (AFP) ; 500 autres chez HSBC (AOF) ; 10 000 dans le nouvel ensemble Bank of America / Merrill Lynch, selon la chaîne CNBC

Paris n’est jamais mentionnée dans ces plans sociaux, n’y figurent pas non plus les banques françaises : bizarrerie ou simple question de timing ?

Les établissements français n’ont pourtant pas été tellement plus préservés par la crise que leurs rivaux. La faillite de Lehman Brothers aurait, par exemple, coûté 2,1 milliards d’euros au secteur bancaire français (Les Échos).

Selon le Financial News, abonnement, citant une analyse de Keefe, Bruyette & Woods, SGCIB aurait toutefois supprimé 100 à 200 postes mais n’aurait pas l’intention d’en supprimer davantage. Ce chiffre n’a pas été commenté par la banque, qui préfère rappeler qu’elle souhaite maintenir ses effectifs, à taux constants, entre fin 2007 et fin 2009.

La discrétion de l’industrie financière française cache-t-elle une réalité moins positive que celle qu’elle veut bien montrer ? Ou y a-t-il une réelle exception française en la matière ?

commentaires (5)

Comments
  1. La France n’est pas immunisée, seulement les “job cuts” se font en catimini et dans des proportions qui n’ont rien à voir avec les anglo-saxonnes.
    Et puis, je suis pas tout à fait d’accord avec l’analyse de l’article : l’industrie financière française a été globalement beaucoup moins touchée que partout ailleurs. Et ce graâce à la diversité de ses activités

  2. Vous oubliez, d’ailleurs les coupes dans les éffèctifs de Natixis(850 salariés / 800 prestataires) et de Calyon (1200 salariés de Calyon).

  3. je pense qu il y a surtout beaucoup d’inertie de la part des banques francaises. Les lois francaises ont au moins un avantage… elles sont un frein a l embauche mais aussi au licenciement…. Mais face a la chute massive des revenus 2009, elles ne pourront faire l’economie d’une grosse saignee dans les effectifs.
    Il n y a qu’a voir les sieges parisiens des banques non francaises…. MS, GS, CS, UBS, etc ont deja bien commence le “nettoyage”. DB a vire 15pers sur 45 hier dans sa salle de marche parisienne. Les banques francaises preferent virer a londres qu a paris …pour l instant… c est tellement plus facile, rapide et moins cher.

  4. Surtout les bureaux des plus grosses IB sont petits. Les personnes y sont virer dans les mêmes proportions qu’à Londres, mais cela fait moins de personnes, c’est tout !

  5. Les banques françaises ont du mal à virer en France, mais ont bien gelés leurs recrutements, ne remplacent pas les départs, et surtout taillent à l’étranger. Un bureau par ci (ex Calyon à Los Angeles fin juin), un desk de traging par là, 15 licenciements dans telle équipe (Dérivés BNP NY), ça finit par compter. Il n’y a que Natixis qui assume ses licenciements.

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