Brexit : ces banques qui augmentent (ou réduisent) leurs transferts d'effectifs de Londres vers Paris...

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Les prévisions de transferts diffèrent d'une banque à l'autre

Bank of America envisage désormais de transférer plus de postes de Londres à Paris qu'elle ne le prévoyait initialement, ce qui pourrait constituer l'un des plus importants déménagements au sein du secteur financier en prévision du Brexit, selon des sources citées ce vendredi par l'agence Reuters.

Une première vague de départs de la capitale britannique sera lancée début 2019 et concernera environ 400 postes dans les équipes de marchés, de trading, de ventes et d'actifs obligataires de la banque américaine, ont rapporté les sources à Reuters. D'ores et déjà, le personnel londonien a été tenu informé de sa future destination.

Il faut dire que la banque américaine s'est donné les moyens de ses ambitions. Elle a ainsi entrepris la rénovation de plus de 11.000 mètres carrés de bureaux à Paris, dont elle compte faire sa plate-forme européenne de trading pour ses clients après le Brexit, censé intervenir en mars 2019. Le bâtiment peut accueillir plus de 700 personnes.

Des transferts revus à la hausse...

Cette information constitue plutôt une bonne surprise lorsque l'on sait que Tom Montag, directeur général adjoint de Bank of America, avait déclaré en décembre dernier qu'environ 200 personnes des équipes de ventes et de trading seraient transférées vers l'Union européenne, en particulier à Paris. Le nombre a augmenté depuis et l'établissement veut désormais attribuer chaque poste à Paris, une source de Reuters parlant de "plan agressif".

Surtout, BoA n'est pas la seule à revoir à la hausse ses transferts d'effectifs. Mi-avril, en marge du forum annuel de Paris Europlace à New York, JPMorgan avait indiqué qu'elle voulait transférer davantage de banquiers et de traders vers Paris dans le sillage du Brexit alors qu'en octobre dernier il était question que la banque américaine redéploie 60 à 80 banquiers et traders dans la capitale française. Certains avancent le chiffre de 200 personnes.

Idem pour Morgan Stanley, qui emploie actuellement 120 banquiers à Paris et envisage d'accroître ses effectifs dans le sillage du Brexit avec la création et/ou le transfert d'environ 80 postes supplémentaires dans la capitale française, sachant qu'en juillet dernier, une source avait indiqué que Morgan Stanley avait choisi Francfort comme base d'implantation dans l'UE pour l'après-Brexit et que la banque prévoyait d'y transférer environ 200 personnes.

... mais également à la baisse

A contrario, la banque britannique HSBC qui a été l'une des premières banques américaines à choisir de faire de Paris sa principale base en Europe a récemment réduit son estimation du nombre de postes transférés par rapport à une prévision initiale d'un millier d'employés londoniens, sans toutefois donner un chiffrage précis. Plus inquiétant, d'autres banques pourraient elle aussi revoir leurs transferts à la baisse.

C'est en tout cas ce que laisse supposer une étude de Reuters menée auprès de 119 établissements financiers implantés en Grande-Bretagne, principalement dans la City. On y apprend que le nombre de postes concernés par un transfert en Europe a depuis été divisé par deux, passant de près de 10.000 emplois en septembre à moins 5,000 postes fin février. Goldman Sachs, qui envisageait en septembre le déplacement de 1.000 collaborateurs, s’attend désormais à moins de 500 transferts. Il convient donc de rester prudent et ne pas crier cocorico trop vite !

Credit photo : xpoint / gettyimages

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