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C’est LE moment de sécuriser un job en BFI (avant qu’il ne soit trop tard…)

Comme tout un chacun, les recruteurs profitent de la trêve estivale pour faire un break. Mais étrangement tous les chasseurs contactés étaient vifs à réagir à nos appels. Et pour cause, l’été ne rime pas avec totale farnienté.

Un marché de l’emploi plutôt actif en été…

Juillet est un mois traditionnellement actif, en raison des nombreuses démissions avant les vacances. Il arrive souvent que les DRH lancent en catastrophe des missions avant leurs congés, de sorte à pouvoir s’entretenir avec les candidats à leur retour et embaucher rapidement à la rentrée , explique Odile Couvert, fondatrice et managing partner du cabinet de chasse spécialisé Amadeo Executive Search.

Août serait plus calme, en apparence seulement. Il n’est pas rare pour cette experte d’interrompre ses vacances pour rentrer à son bureau parisien. J’ai vu 4 clients hier et trois avant-hier , a-t-elle témoigné en fin de semaine dernière, avant son départ. Dans les tiroirs, des missions dans le secteur de la gestion d’actifs, sur les marchés, ou encore dans un hedge fund en Suisse.

Mieux vaut donc rester joignable sur son portable. Car rater le coche maintenant pourrait vous condamner à une longue attente.

…avant que le coût du rachat des bonus ne freine les recrutements

L’activité des chasseurs spécialisés dans la banque d’investissement baissent généralement à mesure que l’année avance. Ainsi, de nombreux cabinets réalisent les trois-quarts de leur chiffre d’affaires entre janvier et la fin de l’été, lorsque les grands plans de recrutement sont lancés, les budgets validés, et les rachats de bonus encore abordables.

L’urgence des missions d’été n’est en effet pas étrangère au fait que l’on entre bientôt dans une période où le coût du rachat des bonus devient plus difficilement supportable pour les établissements. Sans compter qu’avec le développement des différés, les embauches tendent à devenir plus saisonnières encore, concentrées plus que jamais sur le premier semestre.

En comparaison avec le calme plat qui a régné sur 2009, les six premiers mois de l’année ont été très dynamiques, grâce à des plans de développement mais aussi suite à de nombreux départs dans les banques françaises et ailleurs après la distribution des bonus , relève Jérémie Lempkowicz, consultant senior dans un cabinet d’Executive Search Anglo-saxon. Ainsi BNP Paribas aurait été touchée par une série de départs, notamment dans ses activités de taux.

Un premier semestre loin d’être à la hauteur

D’autres observateurs se montrent plus prudents. Le recrutement a bel et bien repris mais timidement. L’incertitude continue de régner notamment pour les banques. Des missions ont même été mises en stand-by en juin/juillet, les recruteurs préférant attendre la rentrée , constate Etienne Maillard, associé gérant du cabinet de chasse THEMIS Executive. Selon lui, les espoirs de reprise sensible ne se sont pas confirmés.

Les résultats des banques d’investissement sur le premier semestre ont certainement refroidi les velléités de recrutement. Les revenus des divisions CIB de SocGen et BNP Paribas au deuxième trimestre ont baissé de 37% sur un an. D’ailleurs SGCIB, qui s’était lancé dans des plans de recrutement ambitieux il y a quelque mois, montre désormais pattes blanches.

Nous avons plus ou moins réalisé les recrutements planifiés, quoique nous sommes un peu en-deçà des objectifs fixés car il a fallu s’adapter aux conditions de marchés , a déclaré Michel Péretié la semaine dernière au Financial News.

La crainte de nouveaux job cuts à Londres

La bonne humeur voire l’euphorie qui régnait à la City ces derniers mois est d’ailleurs en train de retomber. Certains banquiers et recruteurs pressentent de nouvelles suppressions d’emplois en fin d’année.

De nombreuses embauches réalisées en seulement quelques mois, des niveaux de fixes en nette hausse, des revenus en baisse sur le premier semestre, et des perspectives incertaines ne forment pas une équation prometteuse. Selon le Financial Times d’hier, BarCap prévoit ainsi de supprimer des centaines d’emplois, après avoir réalisé 4.000 recrutements depuis juin dernier.

Largement préservé de ces effets de yoyo, le marché de l’emploi en finance en France n’aurait pas grand-chose à craindre. La problématique chez Natixis par exemple est même inverse : alors que la page des plans sociaux se tourne, le recrutement est à nouveau à l’ordre du jour.

Cela dit, ce type de rumeurs circulant à la City n’aide pas à restaurer la confiance des recruteurs. Les candidats ont donc tout intérêt à saisir leur chance avant que le vent ne change vraiment de direction.

commentaires (6)

Comments
  1. Et pour les jeunes diplômés ? On aimerait bien savoir les prévisions d’emplois dans les 3 mois qui viennent.

  2. Certains recruteurs font ici leur promotion….Les affaires doivent être dures!!

  3. >L’activité des chasseurs spécialisés dans la banque d’investissement baissent généralement à mesure que l’année avance. Ainsi, de nombreux cabinets réalisent les trois-quarts de leur chiffre d’affaires entre janvier et la fin de l’été

    C’est à dire sur les trois-quarts de l’année. C’est très intéressant.

    Certains parviennement même à réaliser 100% de leur chiffre d’affaires annuel entre janvier et décembre, c’est dingue !

  4. @Antoine : my mistake !
    Les échos que j’ai eus étaient en fait : 3/4 du CA entre janvier et juillet. Ce qui, je te l’accorde, fait la différence avec ma maladroite approximation !

    Julia Lemarchand, responsable éditoriale Répondre
     
  5. Je rejoins @hananne : Qu’en est-il pour les jeunes diplomés ?

  6. @hannane et Robert :

    Nous publierons à la rentrée un article sur l’embauche spécifiquement orienté sur les jeunes dip. Il sera posté sur l’espace Jeunes Dip. du site.

    A bientôt

    Julia Lemarchand, Responsable éditoriale Répondre
     

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