Comment vous assurer d’avoir toujours un job dans la finance en 2030

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Comment vous assurer d’avoir toujours un job dans la finance en 2030

Il est souvent difficile de conserver son poste en finance sur une durée de vingt ans, ou même dix ans ; il suffit pour s’en convaincre de regarder qui a fait les frais des derniers licenciements en date. Pourtant, il arrive parfois qu’une vague se présente que l’on peut surfer jusqu’au bout. Ce pourrait bien être le cas de la ‘finance verte’ – autrement dit des activités bancaires visant à soutenir la transition écologique dans le cadre des questions ‘environnementales, sociales et de gouvernance’ (ESG).

Deux études récentes mettent en lumière l’évolution du secteur et la meilleure façon de se positionner pour décrocher un job dans ce domaine en fonction de son expansion.

La première, réalisée par l’Université de Cambridge, repose sur 100 entretiens avec des acteurs du secteur bancaire. La seconde, publiée début février par Deutsche Bank, s’attache au potentiel du marché des obligations vertes, eu égard à sa croissante impressionnante ces derniers temps.

Les green bonds : un surcroît de travail, mais le jeu en vaut la chandelle

Le marché des obligations vertes est parti quasiment de rien en 2013 pour atteindre sur l’année 2019 près de 300 milliards de dollars d’émissions, d’après Deutsche Bank. Les chercheurs de Cambridge ont néanmoins trouvé quelques récriminations de banquiers déclarant que les obligations vertes pouvaient engendrer un plus gros volume de travail que les obligations classiques.

 « Les obligations vertes prennent tellement plus de temps », se plaint l’un d’eux. « Il faut définir le cadre, passer la phase de validation, parfois même faire un roadshow. En gros, une obligation verte peut prendre jusqu’à trois semaines, alors qu’une obligation normale peut se faire en quelques jours. Et tout ça pour la même rémunération… [Au bout du compte], les gens sur le marché les voient comme une contrainte. »

Ignorer les obligations vertes en raison du volume de travail qu’elles génèrent revient à ne pas voir plus loin que le bout de son nez. L’étude de Deutsche Bank sur ce marché fait état d’une croissance annuelle de 49%, sans égale dans la plupart des autres secteurs de la finance.

Faites vos armes en Europe pour ensuite utiliser votre expertise aux US

Si l’Amérique a exporté le marché des obligations à haut rendement vers l’Europe, le flux semble inversé en ce qui concerne les obligations vertes. Deutsche Bank relève que l’Europe à elle seule a contribué pour 60% à l’émission de green bonds en 2019, contre seulement 15% pour les Etats-Unis et 5% pour la Chine.

Construisez des relations à long terme avec des clients sensibles aux questions environnementales

Les ‘green jobs’ en banque ne se limitent pas au seul financement vert. L’étude de Cambridge s’est également attardée sur l’importance du concept de développement durable pour les banquiers coverage apporteurs d’affaires.

« Cela nous convient parfaitement de décrocher des deals et encaisser des revenus à court terme, plutôt qu’identifier les clients qui ont survécu et tiré leur épingle du jeu dans un environnement économique bouleversé par les changements », indique l’un d’entre eux.

Si vous visez une carrière au long cours en banque d’investissement, il vous faut gagner la confiance des clients et vous attaquer avec eux à la problématique du développement durable. L’idée est de vous positionner en « ami critique », capable d’apporter les connaissances qui les aideront à s’engager dans une transition vers des business modèles plus durables.

Concentrez-vous sur trois secteurs-clés

Les banquiers coverage ont déclaré aux chercheurs de Cambridge qu’il était aujourd’hui pertinent de se concentrer sur trois secteurs porteurs pour les revenus (et les carrières) à long terme.

Le premier concerne les domaines où la transition risque d’être la plus compliquée, comme le shipping ou l’industrie cimentière, où il sera difficile de réduire significativement les émissions. Leur potentiel de revenus tient au fait que les banques peuvent vendre des produits financiers structurés pour aider les entreprises concernées à s’engager dans la transition et alléger leur empreinte carbone.

Le deuxième est l’agriculture « car les idées reçues sur les bonnes pratiques sur le terrain évoluent ».

Le troisième, enfin, est celui de la voiture électrique, qui présente le potentiel pour devenir un immense secteur à part entière, comprenant le financement et la fourniture de véhicules, mais aussi les services auxiliaires comme l’énergie et les modes de paiement (par exemple un tarif d’abonnement unique pour un modèle ‘as-a-service’). Pour vous donner les moyens d’une carrière à long terme dans la banque, ne tardez pas à vous familiariser avec le secteur de la voiture électrique ; c’est sans doute l’occasion de bien vous positionner pour les années à venir.

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