Les bureaux post-Brexit des banques U.S. à Paris et Francfort sont prêts, mais n'embauchent pas...

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Les bureaux post-Brexit des banques U.S. à Paris et Francfort sont prêts, mais n'embauchent pas...

Les bureaux européens post-Brexit des banques américaines sont opérationnels, mais sur le terrain il n’y a pas encore beaucoup d’effervescence en termes de recrutements en front-office.

La semaine dernière, Morgan Stanley a fait savoir qu’elle avait emménagé dans la tour Omniturm à Francfort lui permettant d’accueillir jusqu’à 250 personnes de plus alors qu’elle emploie déjà environ 350 personnes à Francfort. Le mois dernier, c’est Goldman Sachs qui déclarait qu’elle avait emménagé dans la tour Marienturm à Francfort, lui permettant d’accueillir 300 personnes en plus des 300 actuelles. Bank of America, quant à elle, occupe son nouveau bureau parisien depuis le début de l’année et compte y employer 400 personnes d’ici à 2020.

Seules JPMorgan et Citi ne semblent pas disposer de nouveaux locaux flambant neufs sur les places financières française et allemande, bien que toutes les deux cherchent apparemment un point de chute à Paris (probablement avec un degré de désespoir avancé à ce stade).

Cependant, même si le Brexit devait avoir lieu dans un avenir très proche, les banques U.S. ne semblent pas rechercher activement du personnel expérimenté dans le front office en Europe. Certes, Morgan Stanley et BofA ont débauché quelques traders chez leurs rivales parisiennes et il y a bien eu des mouvements dans le M&A à Francfort, mais la plupart des jobs dans les grandes banques U.S. se trouvent toujours à Londres.

Ainsi, en septembre et octobre, Morgan Stanley, Citi et JPMorgan ont respectivement publié 10, 6 et 7 nouvelles offres d’emplois à destination de profils expérimentés dans le front office à Londres, contre seulement 4, 3 et 1 recrutements à Paris et Francfort réunis. Les embauches de Bank of America ont été plus équilibrées, mais Londres reste devant avec 8 nouveaux jobs en front office à la City contre 5 à Paris (et aucun à Francfort).

Le recrutement en faveur de Londres reflète la prééminence de la City en tant que centre d'expertise pour les financiers spécialisés, le chief executive de Citi dans la région EMEA ayant déclaré au Financial Times que Londres resterait la principale place financière de l'Europe grâce à son fuseau horaire, ses lois et ses "mécanismes de soutien".

Certains signes semblent toutefois indiquer que les banques U.S. recherchent de plus en plus d'étudiants dans leurs bureaux de l'UE. Goldman Sachs (qui n’annonce pas les dates de publication de ses offres d’emplois et n’est donc pas incluse dans les statistiques du troisième trimestre), dirige maintenant des programmes étudiants à Varsovie, Francfort, Paris, Stockholm et Milan, parallèlement à son programme à Londres. BofA est à la recherche de doctorants fraîchement diplômés pour un nouveau 'Data and Innovation Group' à Paris. JPMorgan recherche des 'working students' à Francfort et Citi recrute des stagiaires pour janvier prochain dans ses équipes dérivés actions à Paris.

Compte tenu de la date limite du Brexit fixée au 31 octobre, on pourrait s’attendre à ce que les banques U.S. recrutent avec un peu plus d'enthousiasme du personnel plus expérimenté en Europe au troisième trimestre. Jusqu'à présent, cela ne s’est pas produit. Si le recrutement en front office décolle en Europe, il est donc probable que ce soit plutôt en 2020, lorsque la forme que prendra le Brexit sera beaucoup moins floue.

Photo by Jack Sloop on Unsplash

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