Ces prestigieux masters en finance fondés par des femmes mais trop souvent délaissés par les étudiantes…

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Ces prestigieux masters en finance fondés par des femmes mais trop souvent délaissés par les étudiantes…

Des femmes encore trop peu nombreuses dans la filière Mathématiques financières

La conférence Women in Science organisée cette semaine à Paris par l'Institut Louis Bachelier sur le campus Jussieu de Sorbonne Université et intitulée « Les femmes scientifiques sortent de l’ombre » a été l’occasion de faire la lumière sur des femmes mathématiciennes ayant monté des masters en finance.

Certains sont aujourd’hui reconnus dans le monde entier pour avoir formé des générations de « quants » travaillant dans les salles de marché à Paris, Londres ou New York. Le plus célèbre d’entre eux est le Master « Probabilités et Finance » de l’Université Paris VI et de l’École polytechnique. Créé en 1990 par Nicole El Karoui, il a formé près d’un analyste quantitatif sur trois en France.

L’actuel responsable du Master « El Karoui », Gilles Pagès, rappelle que la promotion 2018-2019 est composée de 75 étudiants. Selon leurs déclarations, leurs prédécesseurs travaillent en France (45%), au Royaume-Uni (23%), aux Etats-Unis (une destination en baisse) et en Chine (une destination en hausse). Plus d’une centaine d’entre eux ont passé par la suite un doctorat (PhD), et pas seulement en mathématiques financières.

Des « guerrières » de la finance ?

Un bémol toutefois et non des moindres : les hommes représentent 87% de la dernière promotion du Master El Karoui et les femmes seulement 13%. Plutôt paradoxal pour un Master fondé… par une femme. Et les scores ne sont guère plus flatteurs pour les autres masters en mathématiques financières comme celui de Laure Elie (Université Paris VII) ou de Monique Jeanblanc (Université d’Evry).

Qu’en pense la principale intéressée ? « Pour les jeunes femmes, je dirais que l’essentiel est de suivre sa passion, sans se laisser décourager par l’environnement qui ne vous soutient pas toujours », conseille Nicole El Karoui. Et ses anciennes élèves ont plutôt bien retenu la leçon si l’on s’en tient à leurs différents témoignages…

« Le Master m’a donné des outils de combat pour évoluer dans le trading floor qui n’est pas un monde facile », témoigne Cécile Rétaureau, promo 2010, qui dirige actuellement une équipe distribution dans une banque d’investissement à Londres. « Le master m’a apporté de la détermination face à la complexité mathématique, un regard critique et des connaissances polyvalentes », complète Wafa Mhiri, promo 2011, analyste quantitative chez SGCIB.

« Ténacité, détermination, arme de combat : le vocabulaire employé par ces femmes en dit long sur l’état d’esprit guerrier qu’il faut avoir pour réussir dans ces métiers de la finance », relève Morganne Panageon, cheffe d’orchestre du débat et par ailleurs responsable RH à la direction risques marchés financiers chez SocGen. A vous de jouer donc, mesdames, et vous faire ainsi une place dans le monde de la finance de marché encore trop souvent peuplé d’hommes…

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