Mieux vaut-il parler français ou anglais pour faire carrière en banque d’investissement ?

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Mieux vaut-il parler français ou anglais pour faire carrière en banque d’investissement ?

Le témoignage que nous avons récemment publié d'un professionnel dérivés actions travaillant pour une grande banque internationale (pas une banque française) à Wall Street et qui se plaint d’être victime de discrimination car il ne parle par le français n’a pas manqué de faire vivement réagir sur les réseaux sociaux.

Car si les banquiers non francophones se sentent discriminés, l’inverse est également vrai. « Sérieusement cet article est une blague », réagit une internaute sur Facebook. « Moi ça fait des années que je bosse en banque d'investissement et c'est quand on ne parle pas anglais que l'on est désavantagé. J'ai déjà eu des collègues qui ne parlaient pas un mot de français, tous les supports sont en anglais ».

Et certains interpellent directement les banquiers non francophones : « Eh bien, essayez de vous adapter à votre environnement de travail. Essayez d'apprendre un peu de français et vos efforts seront reconnus. Vous savez maintenant ce que l'on ressent quand des étrangers travaillent dans des sociétés anglo-saxonnes. La différence est qu'ils apprennent l'anglais pour s'adapter à leur environnement. Alors pourquoi pas vous ? Faites un effort, bon sang ! »

En attendant que les banquiers anglo-saxons se mettent à apprendre la langue de Shakespeare, qui du français ou de l’anglais est la plus parlée en banque d’investissement ?

L’idéal : être bilingue

Evidemment, partout dans le monde, l’usage de l’anglais, LA langue des affaires par excellence, semble être la norme. Exception faite des départements dérivés actions où la plupart des professionnels sont Français et s’expriment le plus souvent… en Français. Idem pour les équipes d’analystes quantitatifs dont la plupart sont issus de prestigieuses écoles d’ingénieurs et de mathématiques françaises.

Il en va de même dans les grandes banques d’investissement françaises à Paris où il est plus fréquent d’entendre parler français qu’anglais dans les espaces de travail. Ce qui, dans le cadre des transferts post-Brexit, pourrait dissuader plus d’un banquier non francophone de venir s’installer dans la capitale française.

« D’ailleurs, toutes les offres d’emplois des grandes banques d’investissement basées à Paris, françaises comme étrangères, stipulent souvent de maîtriser à la fois l’anglais et le français », relève un recruteur en front-office basé à Paris. « Car au-delà du travail, il s’agit de s’assurer que le nouveau venu pourra s’insérer et avoir une vie sociale épanouie ». Et Paris ne fait pas exception.

« A de rares exceptions près, parler un allemand courant est incontournable pour trouver du travail à Francfort », relève Anne von Bredow, fondatrice du cabinet d'Executive search Congruence à Francfort (et partenaire de Vendôme Associés en Allemagne). « Certains candidats arrivent très optimistes et déchantent en découvrant que l’Allemand est indispensable et de surcroit difficile à apprendre ». N’en déplaise à Goethe.

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