Banque par banque, voici à quoi vous attendre prochainement pour 2019…

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Banque par banque, voici à quoi vous attendre prochainement pour 2019…

Bank of America : recrutement de banquiers seniors M&A, investissements tech, consolidation des résultats dans les actions

Après avoir enregistré une baisse de 26% de son chiffre d'affaires en M&A l'an dernier, Bank of America passera l'année 2019 à tenter de remonter la pente. La banque prévoit d’embaucher jusqu’à 50 ‘seniors dealmakers’ sur une période indéterminée (tout en se séparant apparemment de certains membres de son personnel). Elle veut se concentrer sur des transactions de moins de 5 milliards de dollars et a renommé Bank of America Merrill Lynch en ‘Bank of America Securities’ au plus grand dam de certains banquiers BAML de longue date.

Dans la division des marchés de BofA, l'accent sera apparemment mis sur les actions, après que le CEO Brian Moynihan ait décrit une période au cours de laquelle la plate-forme a été ‘réaménagée’ sous ‘Fab Gallo et l'équipe’. En janvier, Brian Moynihan a déclaré que BofA "poussait vraiment" ses capacités en actions et avait conquis 70 nouveaux clients au quatrième trimestre.

Tout cela sera accompagné d’investissements continus dans la technologie et de la poursuite de l’efficacité.

Barclays : à mi-chemin de la mise à niveau de sa plateforme électronique, se concentre sur le refinancement et les dérivés corporate

L'année dernière, tout était axé sur la mise à niveau des plateformes d'exécution électronique de Barclays. Idem pour cette année Lors de son entretien avec les investisseurs la semaine dernière, le CEO Jes Staley a déclaré que Barclays était "bien au-delà de la moitié de la mise à niveau ... de ses plateformes de trading électronique".

Dans la présentation accompagnant la journée-investisseurs, Barclays a dit que 2019 verrait "l'informatisation continue de l'activité marchés pour augmenter les flux de clients et la part de marché". Barclays indique également qu’elle poursuivra sa croissance dans le refinancement, et en particulier dans les dérivés actions corporate.

En théorie, il ne devrait pas y avoir de licenciement chez Barclays en 2019 (bien qu’il ne faille jamais dire jamais). – Jes Staley a également déclaré aux investisseurs que les entreprises et les investissements de Barclays étaient "largement redimensionnés " à l'heure actuelle.

BNP Paribas : "transformation" intensifiée et réduction des coûts accrue

BNP Paribas a passé ces dernières années à transformer son activité de banque de financement et d’investissement (CIB). Cependant, cela n'a pas suffit. Malgré une réduction des coûts de 463 M€ depuis la fin de 2016, BNP a décidé de réduire de 350 M€ supplémentaires les coûts du pôle CIB avant 2020.

La technologie et les fonctions support doivent surveiller leurs arrières. Dans la présentation accompagnant les résultats du quatrième trimestre, BNP a annoncé son intention de "rationaliser et mutualiser" ses services informatiques et administratifs. Elle prévoit également de se retirer des activités non rentables et sous-dimensionnées ainsi que de fermer des sites connexes. Plus positivement, BNP envisage d’investir dans ses plateformes de trading électronique et d’améliorer la performance de ses activités change et dérivés.

Lors de la conférence investisseurs du quatrième trimestre, Lars Machenil, directeur financier de BNP, a promis "d'intensifier l'industrialisation de CIB pour réduire davantage les coûts de manière structurelle, notamment en adaptant les activités de flux à l'électronisation rapide des marchés financiers".

Citi : optimisation permanente, incertitude sur les desks taux

Citi n’a pas été très précise en ce qui concerne les projets de son groupe de clients institutionnels (ICG) en 2019. La banque a prévu de poursuivre ses ‘objectifs financiers pour 2020’, y compris un rendement des fonds propres de 12% et un ratio d’efficience amélioré.

Si quelqu'un a besoin de surveiller ses arrières chez Citi en ce moment, ce sont probablement les traders taux G10. Le CFO John Gerspach a reproché à ces derniers le recul de 21% des revenus fixed income, devises et commoditites (FICC) au quatrième trimestre par rapport à la même période de l’année précédente. A titre de comparaison, il a rappelé que les revenus crédit n'étaient en baisse que de 3%.

Credit Suisse : toujours pas de réduction importante des coûts. Les emplois dérivés actions semblent les plus sûrs

On peut supposer que le Credit Suisse doive réduire ses coûts sur ses activités de marchés. Après tout, la banque a enregistré deux pertes majeures au quatrième trimestre et dépassé ses objectifs de coûts. Cependant, le CEO Tidjane Thiam ne l’entend pas ainsi. « Nous voulons donner une chance à l'entreprise », a-t-il déclaré lors de la conférence téléphonique aux investisseurs au quatrième trimestre, ajoutant que les revenus des marchés mondiaux de Credit Suisse devraient augmenter, les autres banques réduisant leurs coûts cette année.

En dehors des marchés mondiaux, la stratégie du Credit Suisse reste également inchangée. Il faut toujours tirer parti de la relation entre la banque d'investissement et l’activité mondiale de gestion de fortune, tout en ‘numérisant’ autant que possible. Si vous travaillez dans la division International Trading Solutions, qui se situe au carrefour des marchés et de la gestion de patrimoine, estimez-vous chanceux.

Bien que la restructuration "profonde" soit terminée, le Credit Suisse continue de bricoler les coûts. Le directeur financier, David Mathers, a déclaré que la banque était toujours engagée dans la "réingénierie des processus" de ses divisions de front et back-office. L’endroit le plus sûr à la banque à l’heure actuelle est probablement celui des dérivés actions, où Tidjane Thiam a déclaré que les revenus avaient augmenté de 111% en 2018. Le moins sûr est probablement celui des marchés mondiaux en Asie-Pacifique, où le CEO affirme qu’il reste encore du "travail à faire".

Deutsche Bank : recrutements dans le fixed income, ciblage sur les revenus en devises, réduction des coûts de back-office, embauches discrètes dans les actions

Tandis que les rumeurs parlent de la fusion potentielle de la Deutsche Bank avec Commerzbank, les banquiers de la DB sont supposés être à la recherche de la croissance des revenus cette année. En théorie, les coupes dans le front office de la banque de financement et d'investissement de Deutsche ont été effectuées l'année dernière. A partir de là, tout est question d'expansion.

Dans la présentation accompagnant les résultats du quatrième trimestre, Deutsche a annoncé son intention de se développer dans des "zones ciblées". Cela signifie les devises (FX) mais également ‘des recrutements ciblés dans le fixed income et l’origiantion de dette’, dont certains ont déjà eu lieu

Dans le même temps, certains signes indiquent que Deutsche étoffe discrètement le personnel de son activité actions. Le responsable mondial des actions, Peter Selman, a déclaré au début du mois qu'il recrutait et DB a déjà procédé à des embauches emblématiques dans les dérivés actions en 2019.

Plus inquiétant, Deutsche a augmenté son objectif de réduction des coûts et il existe un certain scepticisme quant à la possibilité d’atteindre ses objectifs de chiffre d’affaires (auquel cas la banque admet librement que les coûts doivent éventuellement être réduits davantage). Les banquiers new-yorkais sont déjà quelque peu préoccupés par le déménagement d’ici 2022 dans un bureau disposant de 30% de surface au sol en moins.

Goldman Sachs : En attente de la revue complète des activités (et des licenciements à venir)

La vie chez Goldman Sachs est en suspens pendant que la banque effectue une revue de fond en comble de ses activités sous la direction de David Solomon. Les résultats sont attendus au 'printemps', alors surveillez cette période. Les activités FICC seront presque certainement touchées - des suppressions d'emplois dans les commodities ont été annoncées le mois dernier par le Wall Street Journal. Des sources internes de Goldman Sachs disent qu'une "vague" de licenciements va bientôt commencer…

JPMorgan : Réduire les dépenses en technologie, investir dans le ‘low touch’ trading

La journée-investisseurs de JPMorgan pour 2019 a exposé les intentions de la banque pour les 12 prochains mois. Ce n'est pas le moment de travailler dans une fonction technologique chezJPM où vous construisez des interfaces de programmation d'applications (API) pouvant être standardisées et déployées de manière plus modulaire. - JPM veut arrêter de tout construire ex-nihilo.

À l’inverse, le moment est venu de travailler au sein des équipes d’analyse et de visualisation de JPM afin d’améliorer les portails de libre-service pour les clients des marchés. Le moment est également venu de travailler sur des algorithmes de trading, sur l'optimisation des systèmes de trading électroniques, sur l'intelligence artificielle et sur la connectivité dans le cloud de JPM.

Morgan Stanley : Ajout sélectif de banquiers d'investissement en Asie, développement des ventes et du trading en Chine

Morgan Stanley affirme vouloir améliorer le "leadership" et la "pénétration" de sa banque d'investissement cette année. Sa présentation stratégique la plus récente ne contenait aucun élément quant à la manière dont elle compte s'y prendre, mais détaillait ses plans de croissance en Asie. MS envisage ainsi d’ajouter des banquiers dans les secteurs de la consommation, de l’informatique, des médias, du divertissement et de la santé en Asie, ainsi que de créer une activité de vente, de trading et de recherche en Chine.

Par ailleurs, Morgan Stanley pourrait embaucher moins d’analysts, associates et vice-presidents après que son CEO, James Gorman, ait déclaré que la banque avait pris des mesures pour réduire la période de report du bonus des juniors, car elle entraînait des niveaux d’attrition supérieurs à la moyenne.

UBS : des temps difficiles en M&A

Si vous êtes chez UBS cette année, mieux vaut ne pas travailler dans les M&A, dont les revenus ont terriblement souffert l'an dernier, même après que son CEO Sergio Ermotti ait poussé ses banquiers à faire davantage (en leur demandant par exemple de tenir au moins 300 réunions en face-à-face avec leurs clients par an.)

Dans le même temps cependant, lors de sa journée-investisseur 2018, UBS a promis des "ressources supplémentaires limitées" alors qu’elle cherche à développer ses activités conseil et ECM (en particulier aux États-Unis). La banque helvète prévoit également de développer son activité actions américaines, de créer une "banque d'investissement numérique" et de renforcer ses capacités en Chine.

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