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Les 5 arguments permettant à un profil tech’ de convaincre son employeur des bienfaits du télétravail

Un freelance est moins exposé aux distractions que dans un bureau

Un freelance est moins exposé aux distractions que dans un bureau

A l’heure où le Président Emmanuel Macron modifie en profondeur le Code du Travail en France, la flexibilité gagne du terrain en libéralisant les normes économiques sur le marché du travail. En témoigne le nombre de travailleurs qui se tournent vers le statut de freelance. Selon le cabinet de conseil McKinsey, ils sont 13 millions de français à préférer leur indépendance plutôt que le traditionnel CDI.

Le télétravail ou travail en « remote » est particulièrement apprécié par ces actifs qui préfèrent être libres de choisir (et varier) leur lieu de travail. Chez soi ou dans un espace de coworking, de jour comme de nuit, l’important c’est l’autonomie. Côté entreprise, le « remote » fait encore peur mais c’est aussi parce qu’il demeure assez méconnu en France. Pourtant, cette tendance est avant tout avantageuse pour un employeur, et cela fait déjà plusieurs années que nos voisins d’Outre-Atlantique récoltent les fruits de la « gig economy ».

La start-up française Comet connaît bien le phénomène. En septembre 2016, ses quatre cofondateurs ont créé une plateforme en ligne qui connecte instantanément les meilleurs freelances tech et big data aux entreprises désireuses de travailler avec des experts sur ces problématiques. La start-up vous livre 5 avantages pour un employeur à travailler en « remote » avec des freelances.

1. Ouvrir son périmètre de recherche à des talents inaccessibles auparavant

De la start-up au grand groupe, toute entreprise a besoin des meilleurs talents aux profils techniques et data pour se développer et innover. Mais comment faire lorsque l’on ne dispose pas des compétences techniques en interne ou à proximité ? Faire appel à un large vivier d’experts spécialisés dans des secteurs pointus (nouvelles technologies, intelligence artificielle, big data) sans tenir compte de leur position géographique permet de répondre à ce problème. Car aujourd’hui, recruter un ingénieur ou un développeur pour travailler dans ses bureaux à plein temps peut s’avérer coûteux, chronophage et limité en termes de choix – d’autant plus lorsque les besoins sont urgents et/ou ponctuels.

En outre, ces profils déjà très demandés préfèrent maintenant se tourner vers le statut de freelance, notamment pour pouvoir travailler en « remote ». En effet, le télétravail leur permet de travailler d’où ils souhaitent sur des projets qui leur tiennent à cœur. Pour une entreprise, accepter le « remote » revient à ouvrir son périmètre de recherche à des talents inaccessibles auparavant. En supprimant la frontière géographique, ces organisations se donnent la chance d’accéder aux experts idéaux pour leur projet.

2. Faire le choix du management au résultat plutôt qu’au temps passé

Ne vous êtes-vous jamais dit que vous étiez plus productif à certains moments de la journée ? Les freelances en « remote » ont compris cela mieux que quiconque. Certains préfèrent commencer tôt le matin, faire une pause d’une heure dans l’après-midi pour faire du sport, ou encore travailler la nuit. Après tout, il existe mille et une façons de travailler et chacun adopte la méthode qui lui convient le mieux. Cette attitude est à mille lieues du salarié qui « fait ses heures » au détriment du repos et de l’épanouissement personnel, tous deux vecteurs d’efficacité au travail.

Le freelance en « remote » n’est ni paresseux ni capricieux : au contraire, c’est un travailleur qui sait optimiser son planning et jongler entre ses différents projets (professionnels et personnels). Pour une entreprise, accepter le télétravail pour ses collaborateurs revient à passer d’un système de contrôle à un management du résultat.

3. Collaborer avec des travailleurs responsables et productifs

Malgré la bonne humeur de ses collègues, l’open space n’est pas toujours l’endroit où un individu travaille le mieux. Si les entreprises font beaucoup d’efforts en créant des espaces de travail plus agréables, cela ne suffit pas toujours. Grâce au choix du télétravail, un développeur sait qu’il ne sera pas interrompu entre deux lignes de code par un collègue au mauvais moment. Même lorsqu’il travaille depuis chez lui, un freelance est moins exposé aux distractions que dans un bureau – contrairement aux idées reçues. Tout comme il sait gérer son temps, un freelance sait exactement dans quel environnement celui-ci travaille le plus efficacement.

Dans leur bestseller Remote, les fondateurs visionnaires de Basecamp, société leader dans la gestion de projets, mettent l’accent sur la dualité nécessaire au bon déroulement de toute activité avec d’une part, le regroupement en équipe dédié à la réflexion et la création ; et d’autre part, une démarche de retrait pour l’exécution. Férus de méthodes agiles et d’outils de collaboration comme Slack ou Trello, les freelances en « remote » excellent aussi bien dans la communication au sein d’une équipe (malgré la distance) que dans la rapidité d’exécution grâce au choix de leur cadre de travail

4. Optimiser son budget grâce à de nombreuses économies

Avec un taux journalier moyen de 600€, le revenu d’un expert tech en freelance se situe bien au delà d’un salaire moyen. Mais le travail en « remote » est surtout une source d’économies conséquentes pour un employeur. Tout d’abord, celui-ci n’a aucun matériel ni surface (pensez au prix du m² à Paris) à mettre à disposition du freelance, qui assume ses charges lui-même. Un développeur qui travaille depuis Toulouse n’aura pas les mêmes exigences financières que s’il devait déménager à Paris, grâce à un coût de la vie plus abordable.

De plus, les freelances attachés au télétravail sont sensibles au geste de l’employeur qui l’accepte, dans la mesure où cela ne vient pas bouleverser leurs habitudes (déménagement, transports, etc). En contrepartie, cela peut résulter en un effort sur le tarif de la prestation : une situation où tout le monde est gagnant.

5. Tester des innovations de procédés pour révolutionner le management en interne

Lorsqu’un employeur n’accepte pas le télétravail en interne, c’est avant tout parce qu’il a des doutes sur son efficacité. Pourtant, les indépendants en « remote » ont beaucoup à apprendre aux grands groupes en termes d’organisation et de gestion de projet. Collaborer avec  des freelances à distance permet alors à une entreprise de tester le « remote ». Or, la prise de conscience de l’efficacité du télétravail peut être une première étape avant son implémentation progressive et encadrée au sein du groupe.

Travailler avec des freelances en « remote » est un véritable laboratoire d’innovations managériales pour rendre ses salariés plus heureux et donc plus productifs. Une source d’inspiration plus que souhaitable pour les grands groupes pour qui l’innovation n’a jamais été aussi cruciale. Et si l’alternative des freelances en « remote » était leur meilleure arme face à la menace que représente la disruption dans l’ensemble des secteurs de l’économie ?


Crédits photo : Westend61 / gettyimages

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