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Journal d’un stagiaire en banque : « Certains ont déjà abandonné l’idée de travailler dans le secteur bancaire »

Man in the city

J’écris ce journal de bord le dimanche soir et l’analyst en banque d’investissement qui me chapeaute vient de m’envoyer un courriel. Théoriquement, les week-ends sont censés être à nous, mais cela ne fonctionne jamais comme cela. Il veut un fichier et en a besoin ce soir, et il veut également vérifier certains des travaux que j’ai fait en début de la semaine. Satané week-end !

Ce stage m’a surtout permis de comprendre que les banquiers d’investissement juniors étaient toujours au téléphone, même quand ils n’étaient pas au bureau. N’y voyez pas une attitude vindicative de ma part, c’est juste la nature de l’entreprise qui l’exige. Je ne suis pas parti avant minuit pendant ce stage bien que le mois d’août soit supposé « tranquille », mais quand je parviens enfin à quitter le bureau, les associates et VP’s y sont généralement encore.

J’en déduis que la banque d’investissement est moins un choix de carrière que le choix d’un mode de vie. Si vous êtes heureux de passer de longues heures au bureau, de manger des plats à emporter tous les jours, d’être sollicité tous les jours et d’annuler des plans avec vos amis et votre famille à cause de votre charge de travail, alors ce job est fait pour vous ! Si tel n’est pas le cas, il est peu probable que vous y fassiez de vieux os.

J’ai déjà constaté cela dans la promotion annuelle de summer analysts. Ces derniers sont soit déterminés à décrocher une offre d’emploi à temps plein, soit ils perdent rapidement leur enthousiasme. Il y a des stagiaires dans ma promo qui ont commencé l’été convaincus qu’ils voulaient être banquiers, mais au bout de quelques semaines de travail, la réalité brutale a fait qu’ils se sont rendus compte que ce n’est pas pour eux.

Évidemment, ils n’ont pas fait part de ce genre de préoccupations autour d’eux au bureau. Surtout qu’à l’heure actuelle circulent des rumeurs selon lesquelles l’effectif au sein de l’équipe est tendu et que le nombre d’offres à temps plein est susceptible d’être limité. J’ai déjà dit que beaucoup de banques d’investissement américaines engageaient délibérément de nombreux stagiaires et les mettaient en concurrence. C’est moins tendu ici, mais à présent que tout le monde pense qu’il y a moins d’opportunités, certains stagiaires ont commencé à montrer leur nature compétitive et ce n’est pas particulièrement agréable.

Pour ma part, je suis plus déterminé que jamais à décrocher une offre à l’issue de mon stage. J’ai travaillé dur, et j’ai même apprécié les aspects plus fastidieux du travail. J’ai commencé en bataillant ferme avec Excel et PowerPoint, mais j’ai appris tous les raccourcis nécessaires pour ne pas passer le plus clair de mon temps au bureau. C’est beaucoup plus calme ici, donc nous avons fait beaucoup de travail d’analyse – ce n’est pas excitant, mais c’est une bonne expérience d’apprentissage.

De nombreux stagiaires ont été invités à réseauter lors d’événements dans d’autres banques à Londres. D’une certaine façon, cela permet de mettre toutes les chances de votre côté en rencontrant des banquiers seniors dans d’autres entreprises et éventuellement débloquer une autre opportunité. Me concernant, je n’ai pas eu le temps d’assister à ces événements parce que j’étais au bureau, dans l’espoir de sécuriser et décrocher une offre ici-même.

James Roberts est le pseudonyme d’un stagiaire d’été, intégré à un desk M&A dans une grande banque d’investissement à Londres. Il partagera ici chaque semaine ses impressions sur son stage.


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