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WonderLéon ou comment attirer les talents internationaux vers la tech’ européenne

Dirigeants et DRH ne manquent pas de qualificatifs pour les talents internationaux

Dirigeants et DRH ne manquent pas de qualificatifs pour les talents internationaux

Deux ans après son lancement, #ReviensLéon, le programme d’attractivité et de recrutement international des start-ups et scale-ups françaises organisait ce mardi matin dans les locaux de Dataiku à Paris une conférence de presse afin de dévoiler les résultats de son étude sur les talents internationaux recrutés par la FrenchTech.

Réalisée en partenariat avec EY et la Chaire Entrepreneuriat de l’ESCP et conduite par l’institut CSA, l’étude montre que le recrutement de talents à profil international, qu’ils soient français ayant vécu à l’étranger ou non français, est un facteur déterminant pour le développement des start-ups et scale-ups françaises. « Ainsi, 82% des dirigeants interrogés estiment que la présence de talents internationaux a un impact positif sur la croissance de l’entreprise », fait remarquer Franck Sebag, associé chez EY France.

Ce qui est certain, c’est que DRH et dirigeants de startups ne tarissent pas d’éloges sur ce genre de profils. « Quand on fait un brainstorming entre personnes qui ont fait des écoles de commerce en France : c’est la même pensée. Le melting-pot, c’est mieux par rapport à çà », indique l’un d’entre eux.

« Les étrangers qui sont venus bosser à Paris ou les Français qui ont passé 2 ans en Chine, en Australie, sont forcément des gens qui ont pris des risques et la prise de risque est très importante dans l’innovation », relève un deuxième. Et un troisième d’ajouter : « La capacité d’adaptation est plus importante pour les talents internationaux : ils sont plus débrouillards ».

Parer aux difficultés de recrutement

« Dans le même temps, 80% des dirigeants estiment qu’il est difficile de recruter des talents internationaux en France », nuance Franck Sebag. Et ce notamment du fait de la complexité de notre droit du travail ou encore la difficulté d’interaction avec les administrations.

Sans même parler du salaire. « La difficulté c’est de faire venir un Français de Californie. On n’a pas d’argument aujourd’hui pour expliquer à un Français qui gagne 150 000 dollars là-bas qu’il peut revenir. Quand lui a un motif pour revenir en France, il se laisse convaincre, mais nous on n’est pas capable », témoigne le patron d’une start-up française.

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De la French Tech à l’European Tech…

D’où la nécessité d’élargir le spectre à l’Europe toute entière. #ReviensLéon s’était créé pour booster l’attractivité de l’écosystème français auprès de talents internationaux. En deux ans, ce sont près de 20.000 candidats représentant plus de 100 nationalités qui ont postulé, et 2.600 talents internationaux, qu’ils soient français expérimentés à l’international ou étrangers, qui ont été recrutés par les membres du mouvement. Mais deux ans après son lancement, l’heure est venue pour #ReviensLéon de se développer en élargissant son périmètre à l’Europe et devenir… Wonderléon.

Ce dernier déploiera désormais son action pour booster l’attractivité de la “European Tech” auprès des talents du monde entier. Les start-ups en démarrage qui recherchent l’ouverture internationale dès leurs premiers recrutements (la génération “born global“) pourront rejoindre le mouvement et poster leurs offres sur le job-board. Les grands groupes déjà installés, les “grown-ups“, pourront également rejoindre le mouvement, pour renforcer leurs équipes avec de nouveaux profils, aux parcours moins linéaires et réussir leur transformation digitale.

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Enfin, des partenariats avec les structures d’incubation, d’accélération et d’accueil des start-ups européennes permettront de leur proposer une offre spécifique. Pour mettre en avant l’attractivité de l’écosystème et des marques employeurs, WonderLéon organisera des panels et meet-ups lors des grands évènements tech internationaux, et mènera des actions de communication dans les pays visités.

Pour structurer le mouvement, soutenir ses développements et porter le message de l’attractivité des entreprises européennes, WonderLéon se dote d’un board et d’un réseau de « Connectors ». Figures emblématiques de l’entrepreneuriat en Europe, les « Connectors » appuieront le board selon deux directions : en interne, en participant aux grandes orientations stratégiques du programme et en externe, en faisant rayonner WonderLéon auprès de leurs communautés. Reste à savoir si les talents internationaux, et notamment les profils fintechs, répondront présent à cette nouvelle initiative…

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