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Natixis Assurances, l’exception qui confirme la règle ?

Natixis cherche à se séparer de son activité Assurances, selon les informations du quotidien Les Échos. Héritée des Banques Populaires, Natixis Assurances, qui comptait 297 employés fin 2007 (contre 255 fin 2006), est certes de taille modeste mais est loin d’être un canard boiteux. Avec un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros au premier semestre, et des encours dans l’assurance vie en hausse de 7 % sur la période, à 31,7 milliards d’euros, Natixis Assurances était même en phase de développement, notamment à l’international.

C’est une structure très dynamique, qui a réussi à rajeunir ses équipes, là où certains de ses concurrents ont toujours du travail à faire. Les équipes se sont encore renforcées cette année avec l’embauche de jeunes managers à fort potentiel , témoigne Lawrence Trefi, associé en charge du pôle assurance au sein du cabinet de chasse Singer & Hamilton. Et de résumer : Il y avait une émulation digne d’une start-up avec le soutien d’un grand groupe. Une vision déjà remise en cause depuis l’annonce, fin mai, d’un plan de restructuration et la suppression de 850 emplois chez Natixis. Aujourd’hui, une menace supplémentaire vient peser sur les salariés de l’activité Assurances : celle des doublons et donc des pertes d’emplois en cas de rachat.


Les assureurs préservés dans leur cceur de métier

Natixis Assurances serait-elle la première victime d’une longue série ? Si l’on en croit l’agence de notation Fitch, le vent aurait tourné pour le secteur, jusque-là préservé des turbulences (Newsmanagers.com). Les déboires de la mutuelle belge Ethias et d’AIG, qui cherche actuellement un acquéreur en France pour ses activités assurance vie (zonebource.com), plaident clairement pour la prudence. La restructuration du secteur est un scénario qui commence à prendre forme.

Pourtant, c’est la sérénité qui semble l’emporter aujourd’hui. Chez Singer & Hamilton, on ne constate aucun ralentissement des recrutements. La crise n’atteint pas les assureurs dans leur cceur de métier. On continue de s’arracher les actuaires, la gestion des risques se renforce, les fonctions financières se développent… , observe Lawrence Trefi.

Même son de cloche chez Robert Half, pour qui les problèmes de Natixis Assurances sont isolés. Nos clients assureurs sont confiants et tablent sur des volumes de recrutement pour 2009 similaires à ceux de 2008. Les plus pessimistes entrevoient une baisse de 10 à 15 % des volumes , relève Thierry Mageux, directeur régional de Robert Half Banque & Assurance. Pour lui, le seul frein éventuel résiderait dans un faible turnover, dû à une frilosité des candidats. Alors même que le renouvellement des effectifs, les évolutions technologiques et réglementaires posent de sérieux défis au secteur en matière de recrutement dans les prochaines années.

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