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Banques traditionnelles, en ligne, néo banques… : où le digital a-t-il le plus besoin de compétences ?

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Vous êtes un expert en digital et souhaitez travailler dans l’industrie financière ? Reste à savoir quels sont les établissements bancaires les plus en pointe sur le numérique, ainsi que ceux qui sont à la traîne, sachant que vos compétences peuvent être précieuses dans les deux cas. Pour le savoir, vous feriez bien de jeter un petit coup d’oeil à la première étude de l’agence de notation digitale D-Rating consacrée à l’empreinte numérique de 20 banques françaises et européennes.

Selon un modèle proche de celui des agences de notation financière, l’étude intitulée L’empreinte digitale des banques françaises a ainsi été conduite sur 19 banques de détail françaises (12 banques de réseau traditionnelles, 7 banques en lignes et 1 néo-banque). Une sélection de trois banques européennes est également incluse dans l’analyse à titre de comparaison avec des emblèmes du digital en Europe : mBank, banque polonaise, est analysée sur son activité en Pologne ; N26 et Fidor sur leur activité en Allemagne.

L’empreinte digitale est l’un des quatre piliers de la notation D-Rating. Elle mesure l’impact d’une entreprise sur les principaux territoires digitaux : le Web, les applications mobiles, les réseaux sociaux et les objets connectés. Résultat des courses : les 160 critères mesurés (soit 35.000 points de collecte) aboutissent sur un constat inquiétant. Si les enseignes anciennes et leurs filiales en ligne restent en bonne position en termes d’offres de service et de relation client sur le Web traditionnel, elles sont assez largement surclassées sur les nouveaux territoires digitaux (mobile et réseaux sociaux), ouvrant la porte à la disruption sous réserve de savoir rapidement se transformer.

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Vers une disruption du marché ?

Historiquement actives sur le Web, les banques se livrent aujourd’hui aussi bataille sur les nouveaux territoires digitaux : les applications mobiles et les réseaux sociaux. L’arrivée de nouveaux acteurs low-cost mobiles tels qu’Orange Bank et N26 va-t-elle bouleverser le paysage de la banque de détail en France ? Les derniers mois ont montré un nombre croissant de signaux forts qui pourraient présager d’une disruption du marché dans un futur proche.

Alors que les leaders traditionnels avaient plutôt bien résisté jusque-là (elles conservent plus de 95% du Produit Net Bancaire et ont réglé le problème des premières banques en ligne en les rachetant l’une après l’autre), l’impact de ces nouvelles arrivées (et/ou les initiatives en défense de certains groupes, tels que La Banque Postale) pourrait s’avérer d’autant plus significatif qu’il coïncide avec l’entrée en vigueur de la Loi Macron, et les conséquences qu’elle a déjà sur le taux d’attrition qui a été multiplié par 2 en 3 ans pour atteindre 4,3%. Les premiers à changer de banque étant les plus jeunes et les plus aisés.

L’émergence des néo-banques et autres nouveaux modèles innovants de la FinTech s’accompagne également de prises de positions fortes des acteurs traditionnels sur les nouveaux territoires digitaux. Après un gros succès en Allemagne, N26 débarque en France en devenant la première banque « mobile-only ». Pour sa part, Carrefour vient de lancer C-Zam, un compte bancaire low-cost disponible en rayon. Enfin, fait sans doute le plus saillant : Orange Bank, qui sera lancée au grand public en juillet, combinera le modèle low-cost et mobile. Bref, vous l’aurez compris, ce ne sont pas les défis qui manquent pour les professionnels du digital dans les banques !

Empreinte digitale des banques de détail – Mai 2017

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Crédits photo : NicoElNino / gettyimages

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