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La Fintech est en passe de devenir incontournable aux épreuves du CFA. Voici ce que vous devriez savoir…

Le CFA Institute reconnaît l'impact de la technologie sur l'industrie mondiale des services financiers

Le CFA Institute reconnaît l'impact de la technologie sur l'industrie mondiale des services financiers

Candidats au Chartered Financial Analyst, tenez-vous prêts : la fintech a chamboulé l’examen CFA, et cela ne fera que s’accroître. Machine learning, big data, robo-advisors : autant de sujets qui devraient faire partie des examens CFA à partir de 2019.

Actuellement, la fintech est déjà au programme – intégrée dans d’autres secteurs de l’examen – mais elle sera un sujet autonome d’ici deux ans. La fintech couvre un spectre très large, si bien que le CFA Institute a décidé de la décliner en quatre catégories. « La fintech a été répartie dans tout le programme. Plutôt que de combiner différentes avancées technologiques, nous avons regroupé les sujets par domaines de pertinence », indique Lisa Plaxco, responsable du CFA Program au CFA Institute.

La première catégorie comprend l’analyse financière, le big data, l’intelligence artificielle, le machine learning et le trading algorithmique. « Dans la profession, nous avons construit des modèles depuis le début des années 90, mais le big data est très différent de ce que nous avons étudié historiquement, sans compter que les données non structurées sont devenues plus importantes », explique Lisa Plaxco.

La deuxième catégorie comprend la technologie impactant la gestion de portefeuille et la gestion privée de patrimoine, y compris l’utilisation de robo-advisors. « C’est une révolution pour l’industrie de la gestion des investissements en terme de sécurité d’emploi, mais l’impact est plus limité sur l’investisseur moyen qui continue de prendre des décisions de gestion de portefeuille assez simples », relève Lisa Plaxco. « Nous assistons également à une évolution vers l’automatisation dans la sphère institutionnelle ».

La troisième catégorie traite de la façon dont les flux de capitaux traversent le système, y compris le peer-to-peer lending, le shadow banking et le crowdfunding. La quatrième catégorie comprend l’infrastructure du marché, les paiements mobiles, les systèmes de paiement, les crypto-monnaies telles que Bitcoin, la blockchain, le trading haute fréquence et l’utilisation de la technologie par les régulateurs financiers.

« L’idée est d’ajouter du contenu, pas d’en remplacer », note Lisa Plaxco. Ainsi, l’objectif est de s’assurer que les candidats du niveau I puissent se familiariser avec la fintech et savoir en quoi elle peut leur servir dans leur carrière et dans la connaissance du marché. Certes, les méthodes Quant sont déjà fortement présentes dans le niveau I et contribuent également au niveau II mais se réduisent au niveau III, ce dernier concernant davantage la gestion de portefeuille et la gestion de fortune. Le trading algo et haute-fréquence a été ajouté au niveau II il y a deux ans.

Bientôt, les questions de fintech couvriront plus largement les trois niveaux de l’examen CFA. Par exemple, le CFA Institute prévoit se concentrer sur des concepts tels que la co-intégration, la régression pondérée et les algorithmes de machine learning, ainsi que les datas non numériques et non structurées.

« La Fintech est déjà largement intégrée dans les thèmes préexistants, mais pour les principaux sujets où cela fait sens, elle sera plus profondément intégrée via des éléments fintech en matière de trading, de gestion de fortune et des méthodes quantitatives », indique Lisa Plaxco. « Par exemple, il s’agirait non plus d’aborder seulement la construction de business models, mais également l’évaluation de la qualité des algorithmes, en abordant les risques tels que le data mining et l’ajustement des modèles expliquant le passé mais ayant un pouvoir explicatif pour l’avenir ».

En plus de renforcer les questions liées à fintech, le CFA présentera un nouveau contenu avec des informations spécifiques sur diverses catégories fintech dans une nouvelle série de lectures préliminaires, et ce probablement dès le programme de 2019. « Nous décrivons la profession de gestion des investissements telle qu’elle existe, sans chercher à juger si une tendance est bonne ou pas – nous ne décrivons pas une approche comme meilleure qu’une autre », précise Lisa Plaxco. Et d’ajouter : « Nous reconnaissons simplement que ces types de stratégies ont pris une telle importance qu’il est approprié de les aborder au programme ».

David Schatsky est managing director chez Deloitte chargé d’analyser les technologies émergentes et les tendances telles que l’informatique quantique, les processus de robotisation, la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Selon lui, il est logique que le CFA Institute mette davantage l’accent sur la fintech. « L’intelligence artificielle transforme tous les secteurs, pas seulement la finance. Un nombre croissant de tâches que seules quelques personnes pouvaient jadis effectuer peuvent aujourd’hui être faites – et bien faites- par les ordinateurs ».


Photo credit: imagedepotpro/GettyImages

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