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Déplacements et rapatriements, nouveaux mots d’ordre des banques françaises au Japon

Le scénario tourne au cauchemar au Japon. Un triple cauchemar : tremblements de terre, tsunami et catastrophe nucléaire. Le pays assiste, impuissant, à une nouvelle dégradation de la situation à la centrale nucléaire de Fukushima aujourd’hui. Déjà hier, François Fillon avait recommandé à ceux de nos ressortissants qui ne sont pas astreints à rester à Tokyo de rentrer en France ou de partir vers le sud du Japon dès maintenant .

Selon le Premier ministre, il restait sans doute un peu plus de 2.000 Français expatriés dans l’agglomération de Tokyo contre près de 5.000 en temps normal. Au total, quelque 9.000 ressortissants français résident au Japon.

Comme l’indique sur son site l’ambassade de France au Japon, des vols sont mis à disposition des Français souhaitant être rapatriés. Un avion devrait embarquer dès aujourd’hui 280 personnes.

Les établissements bancaires français, comme les autres banques étrangères présentes au Japon, prennent la mesure de la catastrophe. Voici les informations qu’ils nous ont communiquées ce matin concernant les mesures mises en place pour leur personnel.

BNP Paribas

Le premier groupe bancaire français emploie 900 personnes au Japon, essentiellement des Japonais. La banque prend toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de son personnel , nous a confié un porte-parole, sans donner de précision sur la nature de ces mesures. La banque continue de fonctionner , a-t-il précisé.

Hier, une dizaine d’employés avait déjà été rapatriés vers les bureaux de Hong-Kong et de Singapour, selon une dépêche de Bloomberg datant d’hier.

Credit Agricole

La banque compte environ 500 salariés au Japon, dont une centaine de Français. Le nombre de collaborateurs de Crédit Agricole CIB est de 362 dont 102 chez CLSA. Parmi les mesures prises hier :

– La décision d’évacuer l’ensemble du staff étranger et leurs familles (185 personnes). 50% du staff expatrié a déjà pu quitter le pays. L’exfiltration continue.
– Il a été proposé aux collaborateurs japonais d’être évacués en province ou dans le sud de l’archipel. La banque prenant en charge les frais de déplacement et d’hébergement.
– Pas d’interruption des activités, qui sont cependant maintenues à un niveau minimal. Le management est resté sur place. En raison des problèmes de transport, 30 collaborateurs sont logés à proximité de la banque.
– Du matériel de protection a été acquis.

Dans un article des Echos, publié ce matin, le groupe dit se préparer aussi à la fermeture de ses bureaux de Tokyo et à une évacuation vers Hong-Kong si les événements l’exigeaient.

Société Générale

Les activités de la banque au Japon – BFI, banque privée, Newedge et cash management – emploient environ 450 personnes. Ce matin, la banque indiquait que des départs de collaborateurs avaient été organisés vers Hong-Kong. Parmi les mesures également proposées aux salariés, figurait hier la possibilité de travailler à la maison.

D’autres mesures auraient été prises depuis. Cependant, nous n’avons pas pu en prendre connaissance au moment de la publication de cet article.

Natixis

La banque compte un peu plus d’une centaine 100 collaborateurs dont une majorité de locaux. Une trentaine travaillent pour la BFI, une vingtaine sur les activités d’asset management et une cinquantaine pour Coface.

La banque nous a indiqué qu’elle avait proposé à ses salariés d’être localisés dans le sud du Japon avec leur famille. En outre, certains sont déjà partis à Osaka, d’autres à Hong-Kong.

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