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Pourquoi les places financières suisses perdent-elles de leur influence…

Le ciel n'est pas encore complètement dégagé sur Genève...

Le ciel n'est pas encore complètement dégagé sur Genève...

Les places financières suisses ne font plus partie du top 10 du classement mondial de Z/Yen, dominé par Londres, New York et Singapour. Et cela du fait que Zurich soit passée du 9e au 11e rang (sachant que dans le classement précédent réalisé six mois plus tôt, elle avait déjà perdu du terrain, passant du 7e au 9e rang). Cette-fois-ci, Zurich a certes gagné 4 points en réputation mais en a perdu 4 dans l’environnement des affaires, 3 dans l’infrastructure, 2 dans le capital humain et 1 dans le développement du secteur financier.

Guère mieux pour place financière de Genève qui, si elle regagne du terrain avec trois places de mieux que dans le précédent classement, n’arrive qu’à la 20e place. Sans oublier que six mois plus tôt, elle avait perdu 8 places en raison de l’augmentation des réglementations et de leur impact sur la gestion de fortune. Une dégringolade qui avait permis à Francfort de passer devant Genève pour la première fois et fait réagir la Fondation Genève Place Financière dans un discours choc intitulé La compétitivité de la place financière genevoise ne se décrète pas !

Il faut dire que dans le sillage du Brexit, il a beaucoup été question ces derniers temps de destinations comme Paris, Francfort, Luxembourg, Dublin, Amsterdam et même Bruxelles) comme places financières alternatives qui pourraient capter une partie des activités et des effectifs basés à la City de Londres. Genève et Zürich n’ont pas ou peu été mentionnées et pour cause : elles ne font pas partie de l’Union européenne et donc à priori n’intéressent pas vraiment les banques désireuses de s’installer dans des pays de la zone UE pour continuer à bénéficier du passeport européen.

Savoir relativiser…

Il faut cependant savoir raison garder et prendre le recul nécessaire. Pour Christian Bretscher, directeur de l’Association des banques zurichoises, cité dans Le Temps, Genève et Zurich s’améliorent si on observe leur note, avant même de regarder leur rang. Mais «les autres places financières s’améliorent davantage, notamment en Asie et en Amérique du Nord».

Jan Langlo, directeur de l’Association de banques privées suisses, relativise lui aussi, déclarant dans le quotidien genevois : « Il y a peu de différences entre les places financières des rangs 6 à 25. Cela se joue dans un mouchoir de poche, il vaut donc mieux ne pas trop s’attarder sur le rang qu’elles occupent ». Il préfère souligner que, non seulement, les notes augmentent, mais les deux places suisses restent des ‘global leaders’ qui peuvent toujours mettre en avant la stabilité et la sécurité.

D’autant plus que depuis le début de l’année la Suisse a tour à tour été sacrée meilleure destination pour une carrière à l’international (HSBC Expat Explorer) et Meilleur pays du monde (US News & World Report). Enfin, les places financières de Zurich et Genève restent parmi les quatre principaux centres d’Europe occidentale, avec Londres et Luxembourg, comme le montre le tableau ci-dessous :

GFCI


Crédits photo: Anouchka / gettyimages

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