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La fintech londonienne SETL débauche un haut fonctionnaire du Trésor pour diriger son bureau parisien

Pierre Davoust prend la tête du bureau parisien de SETL

Pierre Davoust prend la tête du bureau parisien de SETL

La fintech londonienne SETL spécialisée dans la blockchain a annoncé ce mardi matin l’ouverture d’un bureau à Paris. SETL souhaite ainsi apporter le bénéfice de son infrastructure au marché français et, plus largement, à la zone euro. Le bureau sera dirigé par Pierre Davoust, diplômé de l’Ecole polytechnique, de l’Ecole des Ponts Paristech et de l’Ecole d’économie de Paris, qui avant de rejoindre SETL en janvier 2017 comme CEO France était en poste à la Direction générale du Trésor, où il était adjoint au chef du bureau des marchés financiers.

« Nous sommes ravis d’ouvrir un bureau de SETL à Paris et d’accueillir Pierre Davoust pour le diriger. Peu de temps après avoir fait circuler la livre sterling au moyen de la blockchain, SETL démontre avec ce recrutement sa détermination à faire bénéficier la zone euro de son infrastructure », a déclaré Peter Randall, directeur général de SETL qui compte aujourd’hui environ 25 personnes réparties entre Londres, Tokyo et Paris.

Fondée en 2015 par trois professionnels expérimentés du secteur financier (François Barthelemy, Anthony Culligan et Nick Pennington), SETL est présidée par Sir David Walker, ancien président de Barclays et de Morgan Stanley International et dirigée par Peter Randall, fondateur du groupe boursier Chi-X. Elle déploie une infrastructure de règlement et de paiement institutionnels multidevises, multi-actifs, fondée sur la technologie blockchain. Son objectif : réduire considérablement le coût des échanges d’actifs (monnaie, devises, titres financiers, dérivés, etc.), au bénéfice des émetteurs, des investisseurs et des intermédiaires financiers.

Paris à la pointe de la blockchain

Ce qui est certain, c’est que le choix de la capitale française n’est pas dû au hasard. « Paris est une grande place financière d’émetteurs et d’investisseurs, avec notamment une forte industrie de la gestion d’actifs. Il est donc parfaitement logique pour SETL, qui ambitionne de mettre les utilisateurs finaux de la finance au centre de sa stratégie, de s’y implanter », explique Pierre Davoust.

« D’autre part, la France dispose d’un écosystème technologique – communauté de développeurs ou de cryptologues – et règlementaire – avec l’ordonnance de la loi Sapin 2 – particulièrement propice au développement d’une infrastructure blockchain de premier rang », poursuit-il. Bref, autant de points forts qui permettront à SETL de développer, avec les acteurs de la place, ses services et son savoir-faire en zone euro. De quoi donner des idées à d’autres sociétés fintech…


Credit photo : Klaus Vedfelt / gettyimages

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